login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11281
Sommaire Publication complète Par article 26 / 34
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Les États membres prennent le pouls des finances publiques grecques

Bruxelles, 24/03/2015 (Agence Europe) - Le groupe technique sur l'euro au Conseil (l'euro working group), instance préparatoire de l'Eurogroupe, doit se réunir, mercredi 25 mars, pour faire le point sur l'état des finances publiques grecques et l'avancement des discussions techniques entre la Grèce et le trio institutionnel (Commission, BCE, FMI).

Une des questions qui pourraient être abordées, selon la presse grecque, serait la demande du pays de récupérer 1,2 milliard d'euros que le Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) a rendu au Fonds européen de stabilité financière (FESF) dans le cadre de l'accord de l'Eurogroupe du 20 février étendant pour quatre mois l'accord-cadre d'assistance financière pour la Grèce. Dans le cadre de cet accord, le HFSF a rendu les fonds non utilisés pour la recapitalisation des banques ; la somme reste toutefois disponible en cas de besoin pour le secteur bancaire dans le FESF. La Grèce avait emprunté 49,7 milliards pour ses banques et en a utilisés 40. Or, au lieu de rendre 9,7 milliards au FESF, elle en a rendu 10,9 milliards. La Grèce voudrait donc récupérer 1,2 milliard. Un porte-parole du FESF a affirmé que le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avait demandé au FESF de fournir une analyse de cette question. Il a également demandé au président de l'euro working group, Thomas Wieser, de se pencher sur la question à brève échéance.

Reste que cette somme est disponible en obligations et utilisable uniquement pour les besoins des banques, alors que le gouvernement grec voudrait l'utiliser pour son financement. Une option qui serait en théorie possible, mais qui, à ce stade, n'est pas évoquée, serait que le gouvernement propose aux banques d'échanger ces obligations contre les liquidités que le gouvernement précédent leur a fournies.

La zone euro semble disposée à débloquer ces fonds, mais cela sera probablement lié également à un engagement sur les réformes, dont une liste exhaustive est attendue des Grecs au plus tard lundi 30 mars, selon les déclarations du porte-parole du gouvernement grec, Gabriel Sakellaridis, à la chaîne Mega TV.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a, quant à lui, dit, dans une interview au journal italien La Repubblica, que, selon lui, « d'ici la fin de la semaine, nous trouverons une nouvelle compréhension qui sera suffisante pour débloquer les fonds les plus urgents ». Les spéculations vont bon train sur la date à laquelle les coffres grecs seront vides. Reuters a rapporté mardi que ce serait le 20 avril, alors que la semaine dernière, certains évoquaient début avril, le 8 avril ou le tout début du mois de mai. Une chose est sûre: le temps presse.

Les esprits semblent en outre avoir été apaisés, suite à la rencontre entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, lundi soir. Beaucoup y ont vu le signe de la détermination de Mme Merkel à soutenir la Grèce. En conférence de presse avec M. Tsipras, Mme Merkel a affirmé que cette rencontre avait montré une « volonté de la coopération ». M. Tsipras a, quant à lui, appelé à « dépasser les stéréotypes ». « Les Grecs ne sont pas paresseux et les Allemands ne sont pas responsables de tous les maux de la Grèce », a-t-il expliqué. « Nous voulons une Grèce économiquement forte. Qu'il faille pour cela des réformes structurelles et une administration efficace, je crois que nous sommes d'accord là-dessus », a dit Mme Merkel. (Elodie Lamer)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL