Bruxelles, 24/03/2015 (Agence Europe) - Les mesures restrictives à la coopération entre l'UE et la Guinée-Bissau, imposées par l'UE en juillet 2011, sont totalement levées. Ainsi en a décidé le Conseil de l'UE, mardi 24 mars, sans débat. Cette décision formelle permet la pleine reprise de la coopération entre l'UE et ce pays d'Afrique de l'Ouest, membre du groupe des États ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) liés à l'UE par l'Accord de Cotonou.
Le retour à l'ordre constitutionnel et les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des engagements de réforme pris par les autorités bissau-guinéennes ont permis cette avancée. Dès cette semaine, l'UE organisera avec la Guinée-Bissau et les Nations Unies une conférence internationale pour mobiliser l'appui financier à la mise en œuvre des réformes et au programme de développement du pays.
L'UE encourage la Guinée-Bissau à rester unie et à poursuivre ses efforts pour renforcer ses institutions démocratiques, l'État de droit, la réforme du secteur de la sécurité et pour lutter contre la corruption, l'impunité et le trafic de drogue.
« La Guinée-Bissau s'est engagée sur la voie de la paix, de la réconciliation et du développement après la tenue d'élections et la restauration de l'ordre constitutionnel en 2014. Cette décision nous permet de soutenir les efforts des autorités pour reconstruire le pays, consolider les institutions démocratiques et jeter les bases d'une stabilité à long terme », commente Federica Mogherini, Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, dans un communiqué.
Neven Mimica, commissaire à la Coopération internationale et au Développement, annonce, pour sa part, que la programmation de l'enveloppe financière disponible pour la Guinée-Bissau jusqu'à 2020 dans le cadre du onzième Fonds européen de développement (11ème FED) sera « finalisée dans les prochains mois ».
La tenue d'élections crédibles en avril 2014 avait déjà conduit l'UE à suspendre, en juillet dernier, les restrictions à la coopération qui avaient été imposées au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou, après la mutinerie militaire d'avril 2010 et la nomination de ses principaux instigateurs à des postes élevés de la hiérarchie militaire (EUROPE 11121). (Aminata Niang)