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Bulletin Quotidien Europe N° 11270
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SOCIAL / (ae) social

Les ministres du Travail saluent la nouvelle approche du 'Semestre européen'

Bruxelles, 09/03/2015 (Agence Europe) - C'est un accueil plutôt chaleureux, voire parfois enthousiaste, qu'a reçu de la part des ministres européens du Travail, réunis à Bruxelles lundi 9 mars, la nouvelle approche de la Commission européenne de la gouvernance économique de l'UE.

Le débat d'orientation sur les volets 'emploi' et 'politique sociale' de l'exercice 2015 du processus budgétaire du 'Semestre européen' a constitué le point essentiel de cette réunion du Conseil des ministres. C'est un exercice qui est devenu aujourd'hui habituel, mais celui d'aujourd'hui a eu cette particularité d'être fondé sur une nouvelle approche définie par la Commission présidée par Jean-Claude Juncker. Cette approche se définit à travers trois piliers, celui des investissements, des réformes structurelles et de la responsabilité budgétaire, qui ensemble traduisent les priorités politiques de l'UE. Il s'agit ainsi d'un délicat jeu d'équilibre qui consiste à agir en même temps sur la demande (accroître les investissements, essentiellement privés), sur l'offre (améliorer le fonctionnement des marchés du travail), tout en assainissant les budgets nationaux et en luttant contre le chômage, surtout celui des jeunes et le chômage de longue durée, les inégalités et la pauvreté.

Ces objectifs sont-ils adéquatement articulés ? Sont-ils bien reflétés dans les rapports par pays et les lignes directrices pour les politiques d'emploi que la Commission a transmis en février aux États membres ? La réponse à ces deux questions a été clairement 'oui' pour la très grande majorité des ministres. Ils ont été nombreux à avoir apprécié l'accent mis par la Commission sur la nécessité de réformer les marchés du travail pour les rendre plus flexibles et de revoir les formations et les apprentissages pour que les compétences des jeunes et des travailleurs reflètent mieux les besoins des entreprises. Ils ont été tout aussi nombreux à remercier la Commission d'avoir répondu à une de leur doléance récurrente, à savoir que ces rapports et ces lignes directrices étaient envoyés trop tardivement les années précédentes. La Commission actuelle l'a fait en avance de trois mois cette année.

Cette approbation générale de la nouvelle approche ne signifie toutefois pas que 'tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes'. Pour certains, surtout la Slovaquie, mais également la Lituanie, les Pays-Bas et la Belgique, les aspects 'sociaux' ou le lien avec les objectifs de la stratégie EUROPE 2020 ne sont pas suffisamment intégrés dans le 'Semestre européen'. Dans la même lignée, l'Italie et la Grèce auraient souhaité que la préoccupation sociale soit un objectif premier et transversal dans les trois piliers de la nouvelle approche. La politique en faveur de l'égalité des genres a également été citée, par la Suède et la République tchèque, comme n'étant pas suffisamment mise en valeur. (Jan Kordys)

 

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