login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11270
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes doit passer des paroles aux actes, selon l'Eurogroupe

Bruxelles, 09/03/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro ont affiché un certain agacement envers le temps perdu dans le cadre du plan de sauvetage grec pour boucler la dernière mission de suivi des 'institutions' (Commission, BCE, FMI), à leur arrivée à l'Eurogroupe, lundi 9 mars.

Le travail doit reprendre rapidement, a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Deux semaines ont passé depuis la validation de l'extension (jusque fin juin) de l'accord-cadre d'assistance financière à la Grèce mais les travaux en sont restés à un stade embryonnaire. « Nous avons perdu près de deux semaines pendant lesquelles peu de progrès ont été réalisés. Les vraies discussions n'ont pas encore commencé, il n'y a pas eu de mise en oeuvre » des engagements de la Grèce, a ajouté M. Dijsselbloem. « Les Grecs doivent mettre en oeuvre ce qu'ils ont promis et spécialement se retenir de prendre des mesures unilatérales », a souligné le ministre allemand, Wolfgang Schäuble.

Le ministre irlandais, Michael Noonan, a vu néanmoins des progrès puisque des discussions techniques se tiendront avec le vice-Premier ministre grec, Yannis Dragasakis. Une avancée qu'a confirmée un autre diplomate. Selon le quotidien grec ProtoThema, M. Dragasakis aurait toutefois démenti remplacer le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

M. Varoufakis est arrivé à l'Eurogroupe avec une liste de sept mesures, transmises la semaine dernière à M. Dijsselbloem. « On progresse », a dit le ministre luxembourgeois, Pierre Gramegna, estimant que la liste ne comprenait qu'une partie des mesures à appliquer et qu'il fallait « faire les choses les unes après les autres ». « Il vaut mieux agir vite que parler beaucoup », a-t-il déclaré.

La liste grecque est « une contribution bienvenue au processus » et peut « faire partie des discussions entre les 'institutions' et le gouvernement grec », a dit M. Dijsselbloem. La veille à Amsterdam, il avait pourtant estimé la liste « loin d'être complète ». Le ministre slovaque, Peter Kazimir, a quant à lui déclaré que ce qui était important c'était « les vrais chiffres, la vraie situation » budgétaire de la Grèce.

Comme l'a rappelé le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, la discussion à l'Eurogroupe doit être de nature politique. Un rapport sur l'état des finances grecques devait être présenté aux ministres, lundi. « Tout le monde sait que ça devient urgent », a résumé un diplomate. Les Grecs peuvent tenir encore trois semaines, selon Bloomberg. M. Dijsselbloem a dit que le financement d'Athènes devait être assuré par le gouvernement grec, mais que l'Eurozone était prête à aider sur base de progrès dans le programme.

Selon ce diplomate, une mission technique doit débuter ce lundi et devra durer « au maximum deux semaines » pour relancer la mission de suivi et détailler davantage les mesures à prendre d'ici fin avril. Ce même diplomate a relevé des dissonances persistantes entre la communication du gouvernement grec à Athènes et à Bruxelles. M. Varoufakis a agité, dimanche, le spectre d'un référendum ou de nouvelles élections en cas d'échec des négociations, dans une interview au Corriere della Sera. (Elodie Lamer)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE