login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11256
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

Déficit public, la Commission caresse l'idée d'un délai de 3 ans

Bruxelles, 18/02/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne s'apprête à accorder un délai supplémentaire à la France pour qu'elle ramène son déficit public sous la barre des 3% en échange d'un engagement renouvelé et prolongé en matière de consolidation budgétaire et de réformes.

La question qui reste à trancher d'ici au vendredi 27 février porte sur la durée d'un tel délai. Selon les prévisions économiques d'hiver de la Commission, le déficit français s'est élevé à 4,3% du PIB en 2014 et devrait diminuer faiblement à 4,1% en 2015 (EUROPE 11247). Or, Paris doit encore officiellement ramener son déficit sous les 3% du PIB en 2015 même si plus personne n'y croit. « À l'évidence, le délai ne sera pas respecté », avait reconnu M. Moscovici dès novembre 2014 (EUROPE 11207). Un délai supplémentaire d'au moins 2 ans semble inéluctable à l'image de ce que les autorités françaises préconisent depuis l'automne dernier. Au sein de la Commission, on estime que la pente est raide pour parvenir au respect du critère du déficit d'ici à 2017 ; d'où l'idée caressée d'accorder à la France jusqu'à 3 ans - soit 2018 -, à condition que la trajectoire des réformes soit maintenue, voire amplifiée.

Lundi 16 février, le ministre français des Finances, Michel Sapin, a écrit à l'institution européenne pour réaffirmer l'engagement de son pays à respecter en 2015 l'ajustement structurel requis de 0,5% du PIB, a rapporté l'AFP. Début février, M. Moscovici avait noté l'existence d'un « écart » entre l'effort structurel demandé et annoncé (0,3%). D'où l'importance pour la France de faire adopter au forceps la loi 'Macron' de libéralisation de l'économie en tant que gage de la volonté française vis-à-vis des réformes.

L'engagement du gouvernement français à réformer l'économie devra être prolongé au-delà de la loi 'Macron'. Dans sa lettre, M. Sapin promet d'affiner dans les prochaines semaines son diagnostic sur les perspectives de déficit pour 2015, une fois affiné l'impact de la faible inflation et de la baisse des prix du pétrole sur les comptes publics « afin d'en tirer les conséquences sur d'éventuelles mesures complémentaires à envisager ». Parmi les réformes envisagées figure une loi sur le marché du travail. (Mathieu Bion)

 

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
AFFAIRES & ENTREPRISES N° 135