Bruxelles, 18/02/2015 (Agence Europe) - Le sport amateur est important pour promouvoir l'intégration sociale, réduire les inégalités et développer des compétences intéressantes pour rehausser l'employabilité des personnes, ont souligné les participants à la conférence sur le sport organisée par la Présidence lettone à Riga, lundi 16 février. Elle a réuni environ 130 acteurs importants du monde du sport originaires de 29 pays européens.
Chaque présidence organise au cours de son mandat une conférence sur le sport et aborde un volet particulier. La Présidence lettone avait choisi de centrer les discussions sur « Le sport et l'activité physique pour le développement du capital humain ». Dans son discours d'ouverture, la ministre lettone de l'Éducation et des Sciences, Marite Seilen, a fait un lien entre l'éducation sportive des enfants et des adolescents et le développement urbain, et appelé à travailler à un environnement urbain harmonieux et plus « vert ». « Pour les citadins, le principal environnement pour les activités physiques sera la ville, ses parcs, ses pistes cyclables et des terrains de sports ouverts à tous », a-t-elle souligné, en appelant à des espaces publics ouverts à tous les groupes sociaux et spécialement aux jeunes. Abordant l'Agenda européen pour promouvoir le sport amateur, le chef d'unité « sport » au sein de la Commission européenne, Yves Le Lostecque, a souligné les opportunités offertes par le programme Erasmus+ pour le sport amateur et s'est réjoui de la mise en place de la « Semaine européenne du sport » au mois de septembre prochain. Lors de la conférence, les participants ont discuté du développement des sports de rue et de leur rôle dans le développement de la personnalité et l'acquisition de compétences, du rôle de la famille pour promouvoir l'activité physique, de l'importance du travail des volontaires dans le secteur du sport et des actions entreprises par les villes, les municipalités et les entrepreneurs privés pour développer des activités sportives.
La conférence était suivie le 17 février, toujours à Riga, par une rencontre entre les directeurs généraux de l'UE chargés des sports. Ils ont discuté de l'importance des mesures antidopage, dans le cadre de l'entrée en vigueur du « Code mondial antidopage » le 1er janvier 2015. Les discussions ont montré que tous les États membres n'ont pas harmonisé leur législation et leurs règlements antidopage avec les mesures entérinées dans le code. Ils ont discuté par ailleurs des avancées scientifiques qui permettent aujourd'hui de mettre au point des produits très sophistiqués, obligeant les autorités à remettre constamment en question les approches envisagées. Un partage plus intensif de données et une coopération plus étroite ont été mis en avant, étant donné que « le dopage est un fléau que personne ne peut combattre seul ». Les participants à la discussion ont également souligné le fait que, si le dopage est répandu dans le monde sportif professionnel, il le devient également dans les circuits amateurs d'où la nécessité de concentrer également les efforts à ce niveau. (Isabelle Lamberty)