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Bulletin Quotidien Europe N° 11248
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

L'UE et les États-Unis aux côtés de l'Ukraine

Bruxelles, 06/02/2015 (Agence Europe) - Le vice-président américain, Joe Biden, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, ont souligné, vendredi 6 février, que l'UE et les États-Unis devaient rester unis sur la question ukrainienne.

« Nous sommes à un moment où les États-Unis et l'Europe doivent se serrer les coudes, rester fermes. La Russie ne peut pas être autorisée à redessiner la carte de l'Europe ; or, c'est exactement ce qu'elle fait », a déclaré M. Biden, lors d'une visite à Bruxelles. « Nous, les États-Unis et l'Europe, devons être avec l'Ukraine en ce moment », a-t-il ajouté, précisant que l'Ukraine avait besoin d'aide financière et de soutien pour les réformes. « En tant qu'amis proches et partenaires, l'UE et les États-Unis doivent coordonner leurs efforts et maintenir la pression sur la Russie aussi longtemps que nécessaire », a expliqué M. Tusk.

L'Ukraine se bat pour sa survie

M. Biden a ajouté que l'Ukraine se « battait actuellement pour sa survie ». « Le président (russe Vladimir) Poutine continue d'appeler à de nouveaux plans de paix alors que ses troupes déferlent en Ukraine, et il ignore totalement chacun des accords signés par son pays, y compris les accords de paix de Minsk », a mis en garde le vice-président américain.

Plan de paix en vue ?

Après avoir rencontré le président ukrainien, Petro Porochenko, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, ont rencontré, vendredi 6 février, le président russe, Vladimir Poutine, pour lui présenter leur plan de paix. Mme Merkel et M. Hollande ont fait preuve de prudence quant à un possible succès de leur action. « Nous nous engageons pour mettre fin au bain de sang et pour faire vivre l'accord de Minsk, le seul accord de paix pour l'heure signé par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses (…) Nous ne savons pas si nous allons réussir à parvenir à un cessez-le-feu, si nous allons y parvenir (aujourd'hui) ou s'il faudra d'autres discussions », a dit Mme Merkel. H. Hollande a précisé que « chacun était conscient que le premier pas devait être le cessez-le-feu mais qu'il ne pouvait pas suffire et qu'il fallait aller chercher un règlement global ». « On ne peut pas préjuger du résultat », a-t-il ajouté. (CG)

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