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Bulletin Quotidien Europe N° 11248
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Propositions détaillées souhaitées avant l'Eurogroupe du 11 février

Bruxelles, 06/02/2015 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a confirmé, vendredi 6 février, la tenue d'un Eurogroupe extraordinaire mercredi 11 février, à la veille d'un sommet européen. Objectif: déblayer le terrain sur le dossier grec avant qu'il soit abordé par les Européens.

La réunion, la veille, des experts nationaux du Conseil serait restée très générale, le gouvernement grec étant en place depuis quelques jours. Le représentant grec n'aurait énoncé que des principes généraux sur la politique que le nouveau gouvernement grec entend poursuivre (lutte contre la fraude fiscale et la corruption, réforme du secteur public). Des points que l'eurozone soutient sous réserve de plus amples détails. Selon Reuters, la Grèce se serait quand même retrouvée isolée, lors de la réunion technique des experts nationaux.

« Il n'est pas clair, pour l'heure, quelle est la position du gouvernement grec sur les questions discutées », a dit vendredi Martin Jäger, porte-parole du ministère allemand des Finances.

Le discours que prononcera le Premier ministre grec, ce week-end devant le parlement national, donnera le ton des futures discussions à l'échelon européen. Plus M. Tsipras se montrera constructif, plus l'eurozone pourra l'être également. Le temps presse: le 2ème plan de sauvetage grec arrive à son terme fin février et, quelle que soit la décision prise pour l'après, des procédures nationales seront nécessaires d'ici là.

Au sein de la Commission, on semble avoir compris que le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, ne demandera pas une nouvelle extension du programme actuel, celui-ci ayant été prolongé pour 2 mois en décembre (EUROPE 11214). M. Varoufakis a d'ailleurs dit, jeudi à Berlin, qu'il demanderait « un programme de transition » ('bridging program') jusqu'à fin mai, pour avoir le temps de ficeler un paquet de propositions en vue d'un « nouveau contrat » avec l'eurozone. Depuis La Haye, M. Dijsselbloem aurait dit que l'eurozone n'accordait pas de « prêts de transition », selon Bloomberg. Interrogé, l'entourage du président de l'Eurogroupe a nuancé ses propos: un programme doit être négocié en premier lieu.

Compte tenu de la situation, une ligne de crédit de précaution du Mécanisme européen de stabilité (MES) ne semble plus réaliste contrairement à un nouveau plan d'aide. Quelques doutes sont également soulevés sur le montant de 10 milliards d'euros avancé initialement pour cette ligne de crédit. Il avait un temps été évoqué la possibilité d'utiliser une enveloppe similaire issue du Fonds hellénique de stabilité financière réservé pour les banques grecques. Après les fuites de capitaux observées en janvier, la situation des banques grecques doit être réévaluée, un nouveau besoin de recapitalisation n'étant pas exclu.

Le dossier grec sera abordé en marge du 'G20 Finances' (9-10 février à Istanbul), aux réunions de l'Eurogroupe (11 et 16 février), au sommet du 12 février. (EL)

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