Bruxelles, 02/02/2015 (Agence Europe) - Le négociateur en chef chypriote grec dans les négociations pour la réunification de l'île, Andreas Mavroyiannis, a espéré, vendredi 30 janvier, que les pourparlers, suspendus depuis début octobre, puissent reprendre d'ici avril.
« Pour nous, le plus important est de retourner au statu quo selon les conditions que nous avions fin septembre d'une façon ou d'une autre et nous disons que nous avons quelques (…) espoirs que ce sera possible, au moins au plus tard en avril », a souligné le négociateur devant un petit groupe de journalistes, dont EUROPE. Des élections présidentielles sont prévues en avril dans la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par la Turquie. « Ce n'est pas bloqué à 100%, il y a quelques possibilités », a ajouté M. Mavroyiannis.
Cependant, le négociateur a reconnu que malgré tous les efforts, il était difficile de reprendre les pourparlers. « Nous travaillons toujours pour trouver un moyen d'avancer, nous n'avons rien de vraiment tangible dans les mains », a-t-il souligné. « Il faut retourner à la table des négociations. Quitter la table des négociations est facile, y revenir est plus difficile », a-t-il ajouté. M. Mavroyiannis a précisé que depuis que la République de Chypre avait décidé de ne pas assister aux réunions, elle travaillait dur pour reprendre les pourparlers.
Les négociations ont été suspendues début octobre à cause de l'entrée d'un navire turc dans la zone économique exclusive chypriote. « Dans des circonstances similaires, d'autres États auraient des réactions différentes, comme envoyer des bateaux ou des avions. Nous n'avons rien, mais il fallait montrer que cette (action) n'était pas légale selon le droit international et que dans de telles circonstances, on ne pouvait pas faire du 'business as usual'. C'est pourquoi, le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiades, a décidé de ne pas assister aux réunions dans le cadre des négociations », a expliqué M. Mavroyiannis.
Pour lui, l'action de la Turquie n'est pas liée au problème chypriote, mais vise davantage à montrer qu'elle est fâchée par la coopération croissante entre Chypre, l'Égypte et Israël dans le secteur de l'énergie. En outre, selon M. Mavroyiannis, la Turquie voulait montrer que rien ne devrait se produire dans la région sans elle. Pourtant, le gaz pourrait faire partie des négociations. Début janvier, M. Anastasiades a expliqué que les questions sur l'énergie pouvaient être soulevées avec la question du territoire. (CG)