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Bulletin Quotidien Europe N° 11244
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La Commission a le signal qu'elle attendait pour lancer les discussions

Bruxelles, 02/02/2015 (Agence Europe) - La Commission a trouvé un point de départ pour discuter avec la Grèce de la manière d'avancer, a déclaré, lundi 2 février, son porte-parole, Margaritis Schinas. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré pendant le week-end à Bloomberg vouloir un accord mutuellement bénéfique avec l'eurozone qui « n'impliquera en aucune façon que la Grèce ne remplira pas ses obligations de prêts envers la BCE et le FMI ». « Sur cette base, nous sommes prêts à entendre le gouvernement », a dit M. Schinas.

En pleine tournée européenne parallèlement à son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, M. Tsipras sera à la Commission mercredi, puis se rendra à Paris. Toute solution nécessitera l'accord unanime des États de l'eurozone, a insisté M. Schinas. M. Varoufakis compte présenter des propositions détaillées fin février et a tenu un premier échange de vues dimanche avec Pierre Moscovici, commissaire aux Affaires économiques et monétaires. Les Grecs aspirent à un peu d'espace budgétaire et à une réduction de la dette. M. Varoufakis a dit au quotidien français Le Monde vouloir « réinitialiser le programme », qui a reposé jusqu'ici « sur une logique erronée », à savoir « le recours constant à l'endettement sans penser l'avenir et l'absence de réformes. On va arrêter ça ».

À l'issue d'une rencontre avec le ministre grec, lundi, le chancelier de l'Échiquier britannique, George Osborne, a « exhorté » son homologue grec à « agir de manière responsable ».

Le pays ne demandera pas de nouveaux prêts, a redit M. Varoufakis, précisant qu'il était possible « en conjonction avec la BCE d'établir les provisions en liquidités nécessaires ». Le pays doit rendre 2,3 milliards au FMI fin février, puis 6,7 milliards à la BCE en juillet et 15 milliards aux banques grecques. Mais, selon le quotidien grec Kathimerini, il resterait moins de 2 milliards dans les caisses de l'État, notamment car les Grecs ont cessé de payer leurs impôts pendant les élections. « Nous rembourserons », a assuré Giorgios Stathakis, ministre de l'Économie, dans un entretien à Der Spiegel, sans toutefois préciser comment. (EL)

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