login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11235
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) consommateurs

L'exposition actuelle au BPA est sans danger, selon l'EFSA

Bruxelles, 21/01/2015 (Agence Europe) - Aux niveaux d'exposition actuels, le Bisphénol A (BPA) - ce composé chimique potentiellement toxique pour le foie, les reins et la glande mammaire chez l'être humain et pour la glande mammaire des animaux - ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d'âge, y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents, affirme l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dans un avis scientifique consolidé, rendu public mercredi 21 janvier.

La réévaluation complète de l'exposition au BPA et de la toxicité de ce composé chimique a conduit les experts scientifiques de l'EFSA à conclure que l'exposition des consommateurs au BPA par voie alimentaire ou via une combinaison de sources diverses (alimentation, poussière, cosmétiques et papier thermique) est considérablement inférieure au niveau de la dose journalière tolérable (DJT)

Cet avis, préparé par le groupe scientifique sur les matériaux en contact avec les aliments (groupe CEF), confirme l'avis liminaire qu'avait publié l'EFSA en janvier 2014 (EUROPE 10999) et met à jour l'avis de 2006 sur l'évaluation des risques liés à l'exposition alimentaire en prenant en compte les nouvelles informations scientifiques disponibles sur les effets toxiques du BPA et les informations recueillies lors de la consultation publique lancée par l'EFSA.

Bien que la disponibilité de nouvelles données et de méthodologies affinées ait conduit les experts de l'EFSA à réduire considérablement la dose journalière tolérable - ramenée de 50 microgrammes par kilogramme de poids corporel par jour (µg/kg de pc/jour) à 4 µg/kg de pc/jour - les estimations les plus élevées de l'exposition alimentaire ou de l'exposition provenant d'une combinaison de sources diverses (appelée 'exposition agrégée') sont, malgré tout, de trois à cinq fois inférieures à cette nouvelle DJT, affirment les experts de l'EFSA

Les incertitudes entourant les effets sanitaires potentiels du BPA sur la glande mammaire ainsi que sur les systèmes reproductif, métabolique, neurocomportemental et immunitaire ont été quantifiées et prises en compte dans le calcul de la DJT. Cette DJT a fixé à titre provisoire dans l'attente des résultats d'une étude à long terme chez le rat, qui contribuera à réduire ces incertitudes

Dans l'avis qu'ils ont rendu, les experts du groupe CEF ont conclu que de hautes doses de BPA (plusieurs centaines de fois supérieures à la DJT) étaient susceptibles d'avoir des effets indésirables sur les reins et le foie et que le BPA pourrait aussi avoir des effets sur la glande mammaire des animaux.

« Les effets sur les systèmes reproductif nerveux, immunitaire, métabolique et cardiovasculaire, ainsi que les effets sur le développement du cancer, sont actuellement considérés comme improbables, mais, sur la base des preuves disponibles, il n'a toutefois pas été possible de les exclure totalement. Ils représentent donc une incertitude supplémentaire concernant les dangers associés au BPA et ils ont, par conséquent, été pris en considération », précise, dans un communiqué, le Dr Trine Husoy, membre du groupe scientifique CEF et présidente du groupe de travail sur le BPA.

Le Bisphnénol A, utilisé comme monomère dans la fabrication de plastiques polycarbonates (PC), de résines époxy et d'autres matériaux polymériques ainsi que pour certains produits à base de papier, est reconnu comme toxique pour la reproduction et comme perturbateur endocrinien. Il est déjà interdit dans les biberons depuis 2011.

Il est utilisé dans la fabrication de matériaux en contact avec des aliments, tels que des articles de vaisselle réutilisables en plastique ou des revêtements de boîtes de conserve ou de cannettes (principalement en couche de protection) et communément employé dans le papier thermique des tickets de caisse. Des résidus de BPA peuvent migrer dans les aliments et être ingérés par le consommateur.

Le BPA issu de sources non alimentaires (papier thermique, cosmétiques et poussière) peut être absorbé à travers la peau et par inhalation. (AN)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE