Bruxelles, 21/01/2015 (Agence Europe) - La députée européenne Neena Gill (S&D, britannique), rapporteur sur la proposition de règlement visant à rendre plus solides les fonds monétaires, a estimé qu'il ne fallait pas perdre davantage de temps sur ce dossier, sur la table depuis septembre 2013, mercredi 21 janvier en commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
« On ne peut pas continuer à tourner autour du pot », a-t-elle dit à l'adresse du Français Alain Lamassoure (PPE), qui estimait que le débat serait plus long que ce qu'envisagent certains propos « optimistes ». Pour M. Lamassoure, transposer la réforme américaine comme le proposerait Mme Gill n'est « pas forcément une très bonne approche ». Il a suggéré de revenir à la proposition de base de la Commission.
Malgré le grand nombre (700) d'amendements déposés, Mme Gill est d'avis que les groupes politiques du PE partagent « un grand nombre d'objectifs ». Il y a, par exemple, un appui pour élargir la base des dettes où les fonds monétaires peuvent investir, ainsi que dans les 'repos'. Il semble aussi y avoir consensus pour limiter les sponsors. Sur la diversification du portefeuille ainsi que les exigences en matière de liquidités, Mme Gill a estimé que, malgré les chiffres différents mis en avant par les différents groupes, un compromis pourrait être trouvé. Syed Kamall (CRE, britannique) a insisté sur cette question de la diversification. Il a aussi critiqué le fait que certains pays, « deux en particulier », veulent voir mourir l'industrie des CNAV. (EL)