Bruxelles, 13/01/2015 (Agence Europe) - Le Parlement européen a commémoré, mardi 13 janvier, la libération, il y a 70 ans, du camp de concentration d'Auschwitz par les soldats soviétiques.
Plus d'un million de personnes - des Juifs, des Roms, des homosexuels, des malades, des prisonniers de guerre, des enfants « déclarés par des fanatiques comme des être nuisibles et des sous-hommes » - ont été « assassinées dans ces camps d'extermination, par la faim, la maladie, des essais médicaux criminels, des tortures, des exécutions et par la mort systématique dans les chambres à gaz », a rappelé le président du Parlement européen, Martin Schulz, lors d'une déclaration solennelle en séance plénière à Strasbourg.
Selon le social-démocrate allemand, Auschwitz n'a pas été le seul lieu d'extermination, mais il a été « un point central » de la politique menée par les Nazis. C'est pourquoi, ce qui s'est déroulé doit servir de rappel et de mise en garde, a-t-il estimé. Et d'ajouter: « Cette responsabilité de ne jamais oublier, nous la porterons jusqu'à la fin de nos jours ». Il a appelé à défendre « sans relâche » la liberté, à ne pas répondre à la haine par la haine et à lutter contre la méfiance qui se répand de nos jours. « Lorsqu'aujourd'hui les juifs en Europe ont à craindre pour leur vie et leur sécurité, cela doit nous ébranler », a souligné M. Schulz, en écho aux tragiques événements ayant terrorisé la France la semaine dernière.
Matteo Renzi, le président du Conseil italien, a évoqué l'engagement du peuple d'Italie pour combattre cette « terrible infamie ». (LC/MB)