Bruxelles, 13/01/2015 (Agence Europe) - Le Comité économique et social européen et le secrétariat général de l'UpM (Union pour la Méditerranée) ont signé, mardi 13 janvier à Bruxelles, un protocole d'accord marquant leur désir de coordonner leurs actions en direction de la région méditerranéenne.
Une « volonté de travailler et d'agir ensemble » est ainsi affirmée aussi bien par Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l'UpM, que par Henri Malosse, président du CESE, lequel est le coordinateur de la plateforme de CES et d'organisations similaires euro-méditerranéennes.
Un des espoirs soulignés par les deux parties est de voir émerger un CES méditerranéen ou, à défaut, une assemblée structurée, quasiment institutionnalisée, des CES et similaires de tout l'espace euro-méditerranéen. Dans cette voie, « les deux parties (qui) partagent les objectifs définis dans la déclaration de Paris de 2008 (fondatrice de l'UpM) soulignent l'importance de la participation active de la société civile » dans cette politique. Et, selon le texte signé mardi, « les CES de la Méditerranée sont convaincus que leurs activités conjointes peuvent contribuer de manière efficace à ce que le rôle stratégique de l'UpM soit au service des sociétés des pays méditerranéens ».
Cette « volonté de travailler ensemble » se déploiera dans le cadre du mandat concédé par les gouvernements des pays membres de l'UpM à son secrétariat général, M. Sijilmassi, lequel a précisé qu'il doit être exécuté en respectant trois axes: l'institutionnel obéissant à l'approche intergouvernementale ; la société civile, le secteur privé et les collectivités locales et, en troisième lieu, les contributeurs financiers.
Les CES entendent ainsi agir plus fortement sur la mise en oeuvre d'une politique méditerranéenne que l'UE, a affirmé M. Malosse, « a trop longtemps négligée » perdant « le sens des priorités ». Vingt ans après le lancement du processus de Barcelone, « le temps des bilans est arrivé », a-t-il estimé.
Une des bases de travail sera de contribuer et de peser sur la révision en cours de la 'politique de voisinage', a ajouté José Maria Zufiaur, président de la section des relations extérieures du CESE, citant les domaines couverts par la réflexion déjà entamée sur l'implication de la société civile pour un plus large consensus, la mobilité, le droit d'asile, mais aussi l'énergie et la politique des entreprises. Un document sera présenté prochainement en tant que « plan d'action », a-t-il annoncé. (FB)