Bruxelles, 13/01/2015 (Agence Europe) - Globalement, la Commission européenne gère le soutien à la préadhésion de la Serbie avec efficacité, selon le rapport de la Cour des comptes publié mardi 13 janvier.
Dans ce rapport, qui porte sur l'aide de préadhésion 2007-2013 de l'UE à la Serbie, la Cour a relevé aussi que, grâce à l'aide financière à la préadhésion et aux autres formes de soutien, « la Serbie est mieux à même de mener des réformes socio-économiques et d'améliorer la gouvernance dans le pays ».
Forte de l'expérience acquise dans d'autres pays bénéficiaires de l'IAP (instrument d'aide de préadhésion), la Commission accorde une place de plus en plus importante aux questions de gouvernance lorsqu'elle planifie son aide, financière et autre, à la Serbie, ont estimé les auditeurs.
Depuis 2007, le soutien financier de l'UE à la Serbie au titre de l'IAP s'élève à 170 millions d'euros par an (soit 1,2 milliard au total sur sept ans). Un quart de ce financement a été consacré au domaine de la gouvernance, qui, selon la Commission, est le plus problématique pour la Serbie. En outre, l'UE octroie à celle-ci des moyens non financiers afin de l'aider à préparer son adhésion.
Selon la Cour: 1) la Commission a géré efficacement les projets IAP. Les projets audités ont produit les réalisations escomptées, mais leur conception, leur mise en oeuvre et leur durabilité étaient insuffisantes, a estimé cependant la Cour. Lors de l'élaboration des derniers programmes annuels de l'IAP, la Commission a pris des mesures pour remédier aux insuffisances affectant les projets IAP antérieurs, précise la Cour ; 2) La Commission a géré efficacement l'aide autre que financière octroyée à la Serbie dans le domaine de la gouvernance. « La plupart des projets examinés par la Cour ont concouru indirectement à une meilleure gouvernance et/ou à la lutte contre la corruption », note la Cour. « Malgré des progrès dans la gestion de l'IAP, la Commission doit encore améliorer le nouvel instrument d'aide de préadhésion (l'IAP II), utilisé au cours de la période 2014-2020 », a souligné Szabolcs Fazakas, le membre de la Cour responsable de ce rapport. (LC)