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Bulletin Quotidien Europe N° 11227
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) belarus

La Lettonie veut développer les relations avec Minsk

Riga, 09/01/2015 (Agence Europe) - La Lettonie, qui a pris la présidence de l'UE le 1er janvier, souhaite développer les relations entre l'UE et le Belarus.

Soulignant le rôle du Belarus dans la crise ukrainienne, le ministre des Affaires étrangères a considéré, mercredi 7 janvier, qu'il y avait une « nouvelle ouverture » pour avancer avec son voisin de 10 millions d'habitants. « Nous ne voulons pas avoir Cuba à nos frontières », a expliqué le 9 janvier le secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères letton, Andrejs Pildegovics, ajoutant que, si l'ancienne stratégie ne fonctionnait pas il en fallait une nouvelle. « J'espère que nous pourrons faire quelques progrès dans le sens où le Belarus est de plus en plus intéressé à dégeler les relations », a-t-il ajouté, précisant qu'avant, il fallait que le pays progresse en matière de droits de l'homme. « Nous devons être assez ouverts », a souligné le secrétaire d'État. Espérant des progrès d'ici le mois de mai et le sommet du Partenariat oriental à Riga, il a cependant prévenu qu'il ne fallait pas attendre des « miracles » et que ce pays avec un régime autoritaire devienne une démocratie en 6 mois.

Selon M. Rinkevics, il y a un intérêt de la part du Belarus d'avoir davantage de dialogue politique et de coopération économique. Pour M. Rinkevics, l'UE, de son côté, pourrait apporter plus de soutien à Minsk dans la préparation de son adhésion à l'OMC, faire des efforts renouvelés pour la modernisation du pays et commencer les discussions sur la libéralisation des visas. Lors du sommet du Partenariat oriental en novembre 2013, Minsk s'est dite prête à commencer des négociations sur la facilitation des visas avec l'UE (EUROPE 10974). M. Pildegovics a, lui, mis en avant la coopération en termes de numérique ou encore sur les questions environnementales.

Mais de possibles avancées ne signifient pas rogner sur les valeurs. Le secrétaire d'État a été clair: l'UE garde sa position concernant la nécessaire libération de tous les prisonniers politiques ou encore sur la situation des minorités. « L'UE continuera à faire pression sur le pays », a-t-il prévenu. Le Belarus est le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort et ne fait pas partie du Conseil de l'Europe. 2015 sera aussi l'année d'élections présidentielles au Belarus. Le système électoral et la façon d'organiser ces élections seront très importants et seront observés, a souligné M. Pildegovics. (CG)

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