Bruxelles, 05/01/2015 (Agence Europe) - L'équipe des envoyés spéciaux internationaux pour la région des Grands Lacs africains - au nombre desquels Koen Vervaeke, le coordonnateur de l'UE pour cette région - a appelé conjointement, vendredi 2 janvier, à une action décisive contre les Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR).
C'est vendredi 2 janvier, en effet, qu'expirait le délai de grâce de six mois accordé par la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) et la SADC pour la reddition pleine et inconditionnelle et la démobilisation du FDLR. Or, non seulement cette date butoir n'a pas été respectée, mais le FDLR a mis à profit ce délai de grâce pour continuer à commettre des violations des droits de l'homme à l'est de la RDC, recruter des combattants et pousser son agenda politique illégitime, déplorent les envoyés spéciaux internationaux, préoccupés par cette situation. « Mettre un terme à la menace du FDLR n'est pas une responsabilité qui incombe à la seule RDC. C'est une responsabilité régionale et internationale », soulignent-ils. Et d'ajouter: « En ne respectant pas les décisions de l'ICGLR, la SADC et du Conseil de sécurité, le FDLR n'a laissé à la région et à la communauté internationale aucune autre option que celle de poursuivre l'option militaire contre ceux qui, au sein du groupe armé, ne veulent pas désarmer de manière volontaire ». Partant, ils appellent le gouvernement de la RDC et la Monusco (Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC), y compris les forces de sa brigade d'intervention, à prendre toutes les mesures nécessaires pour désarmer le FDLR conformément aux résolutions du Conseil de sécurité (2098 de 2013 et 2147 de 2014).
Ils encouragent les pays signataires de l'accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région à remplir leurs engagements de respecter la souveraineté de chacun et de n'offrir ni refuge ni protection à quiconque sera accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, d'actes de génocide ou de crimes d'agression et soulignent l'importance d'une approche globale pour s'attaquer aux racines du conflit et de l'instabilité. Cet appel conjoint est lancé par l'envoyé spécial des Nations Unies, Said Djinnit, le représentant spécial de l'ONU et chef de la Monusco, Martin Kobler, le Représentant spécial de l'Union africaine, Boubacar Diarra, le Coordonnateur en chef de l'UE pour la région des Grands Lacs, Koen Vervaeke, l'envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs et la RDC, Russell D. Feingold, et l'envoyé spécial de la Belgique pour la région des Grands Lacs, Frank de Coninck. (AN)