Bruxelles, 05/01/2015 (Agence Europe) - L'UE et le Japon ont bouclé, dans la semaine du 8 au 12 décembre 2014 à Tokyo, leur huitième session de pourparlers techniques en vue d'un accord de libre-échange. Une information passée relativement inaperçue à la mi-décembre, compte tenu de l'agenda chargé du moment du côté européen. Le prochain round est programmé pour la semaine du 23 février à Bruxelles.
Les chapitres relatifs à l'accès au marché (marchandises, services et marchés publics), aux barrières techniques aux échanges, aux règles en matière d'investissement, à la protection de la propriété intellectuelle (incluant les indications géographiques), aux mesures SPS et à la coopération réglementaire étaient au centre de ce huitième round, résumait la Commission dans une note d'information publiée fin décembre 2014. Les parties ont progressé dans la consolidation des textes de négociation, ajoutait l'exécutif européen, précisant que l'UE a présenté la deuxième liste de mesures non tarifaires qu'elle veut aborder avec le Japon.
L'UE attend en particulier du Japon qu'il réponde à un certain nombre de problèmes rencontrés par ses entreprises sur le marché nippon, surtout les barrières non tarifaires et l'accès aux marchés publics.
Les gains attendus du futur accord UE/Japon sont importants, puisqu'il engendrerait une hausse du PIB de l'UE de 0,6% à 0,8%. Les exportations de l'UE vers le Japon pourraient augmenter de plus de 30%, celles du Japon vers l'UE de plus de 20%, selon la Commission.
Bruxelles et Tokyo espèrent boucler un accord d'ici fin 2015. Un engagement confirmé par la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, lors de la présentation de ses priorités devant le Parlement européen, le 3 décembre 2014. L'UE est prête à boucler un accord dans ce délai si Tokyo est prêt à répondre aux ambitions de l'UE en matière non tarifaire et de marchés publics, avait-elle laissé entendre.
En 2013, l'UE avait importé du Japon pour 56,6 milliards € de marchandises et exporté pour 54,1 milliards € vers l'archipel nippon, soit un déficit de 2,5 milliards d'euros. Mais elle avait maintenu son excédent à 9,2 milliards € pour sa balance de services (23,3 milliards € d'exportations, 14,1 milliards € d'importations). Le solde pour les stocks d'investissements directs à l'étranger (IDE) était resté nettement négatif pour l'UE à l'égard du Japon en 2012, atteignant -62,2 milliards € (161,5 milliards € de IDE entrants du Japon contre 98,8 milliards € de IDE sortants vers le Japon). (EH)