Bruxelles, 05/01/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante, Federica Mogherini, a considéré, mardi 30 décembre, que le vote, le jour même, au Conseil de sécurité des Nations Unies sur le processus de paix au Proche-Orient, soulignait une fois de plus « l'urgence de la reprise des négociations constructives entre les parties et la nécessité, pour la communauté internationale, de se concentrer sur des réalisations concrètes pour parvenir à un accord mettant fin à toute réclamation et répondant aux aspirations des deux parties ».
Un projet de résolution palestinienne qui proposait, entre autres, un accord de paix d'ici à douze mois et le retrait israélien des territoires occupés avant fin 2017, a été rejeté avec huit voix pour, dont celle de la France, 5 abstentions, dont le Royaume-Uni, et 2 voix contre, dont les États-Unis. Il lui fallait 9 voix pour être adopté. Après cet échec, la Palestine a demandé à adhérer à la Cour pénale internationale.
Mme Mogherini a réitéré l'appel de l'UE aux deux parties à reprendre les négociations « de toute urgence » et à s'abstenir de toute action qui saperait davantage la viabilité de la solution à deux États. La Haute Représentante a estimé que la définition de paramètres clairs pour les négociations était « la clé de leur succès ». Ces paramètres devraient être définis sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, des principes de Madrid, y compris la terre pour la paix, la Feuille de route et des accords précédemment conclus par les parties et l'Initiative de paix arabe, a-t-elle ajouté.
« L'UE promouvra et soutiendra maintenant plus que jamais les efforts pour parvenir à une paix durable fondée sur cette vision à deux États avec les partenaires internationaux, y compris dans la région », a expliqué Mme Mogherini. Elle a rappelé « l'importance stratégique » de l'Initiative de paix arabe pour toutes les parties et a souligné que l'UE était engagée à faire avancer le processus de paix avec les pays de la région. (CG)