Bruxelles, 17/11/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est dite satisfaite, lundi 17 novembre, des mesures prises aux Pays-Bas et au Royaume-Uni après l'apparition de cas de grippe aviaire dans des élevages de volailles. Le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'UE fera le point sur la situation jeudi 20 novembre.
« Les mesures prises par les autorités nationales des deux pays sont adéquates » et « les protocoles ont été suivis » conformément aux règles européennes, a déclaré Enrico Brivio, un porte-parole de la Commission. Les autorités néerlandaises sont même « allées au-delà » des mesures communautaires prévues, en décrétant une interdiction temporaire du transport de volailles, d'oeufs et de fumier. « Les autorités ont bloqué la viande et les produits concernés ». La zone touchée, dans le centre du pays, « est peut-être la plus dense en Europe en matière d'élevage de volailles », a-t-il relevé.
Les autorités néerlandaises ont détecté une souche hautement pathogène de la grippe aviaire, la H5N8. Les 150 000 poulets de l'exploitation ont été abattus. Cette variante, fatale pour les volailles, est susceptible de contaminer les humains en contact avec des oiseaux malades. La variante H5N8 était jusque-là cantonnée à l'Asie, avant d'être détectée pour la première fois en Europe, au début du mois, en Allemagne.
Un cas de grippe aviaire a aussi été détecté lundi dans un élevage de canards du nord du Royaume-Uni, placé en quarantaine et dont les 6 000 oiseaux ont été abattus.
Décisions d'exécution. La Commission a approuvé, lundi 17 novembre, une décision d'exécution concernant les mesures de protection provisoires motivées par la détection de l'influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N8 aux Pays-Bas. Une autre décision concerne les mesures au Royaume-Uni. Ces décisions d'exécution reprennent les zones de protection et de surveillance délimitées (directive 2005/94/CE).
L'UE prévoit notamment, en cas d'influenza aviaire, la mise en place de zones de protection (rayon de 3 km) et de surveillance (rayon de 10 km) autour de l'exploitation. Selon un expert européen, la maladie aurait été apportée par des cygnes migrateurs actuellement en route vers le sud. Dans ce cas, l'apparition de foyers en France, Italie et Espagne ne serait pas une surprise. (LC)