Bruxelles, 17/11/2014 (Agence Europe) - Le sommet du G20 de Brisbane (15 et 16 novembre) a progressé en matière de financement de la lutte mondiale contre le changement climatique. L'engagement pris par les États-Unis de verser 3 milliards de dollars sur quatre ans au Fonds vert pour le climat a constitué une avancée décisive, complétant d'autres offres, européennes notamment. Greenpeace voit dans l'annonce américaine « un bon début » et « un bon précédent pour la conférence de Lima » (COP 20 - 1er-12 décembre). Précédemment, lors du sommet climatique onusien du 23 septembre à New York, la France et l'Allemagne avaient déjà annoncé qu'elles verseraient chacune 1 milliard de dollars sur quatre ans à ce fonds (EUROPE 11162). À ce jour, les promesses atteignent 8,5 milliards d'euros sur les 10 milliards d'euros escomptés d'ici à la fin de l'année pour alimenter le Fonds, l'objectif étant de lever 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 pour respecter l'engagement pris par les pays développés en 2009 à Copenhague. Les offres de l'Australie, du Japon, du Canada et du Royaume-Uni restent à venir. À Brisbane, les dirigeants des pays les plus riches ont réaffirmé leur soutien à la mobilisation des financements requis pour soutenir les efforts d'adaptation et d'atténuation des pays en développement et leur engagement à coopérer pour adopter à Paris en 2015 (COP 21, décembre 2014) un texte « juridiquement contraignant applicable à toutes les parties ». À cette fin, ils encouragent toutes les parties à communiquer leurs contributions d'ici au premier trimestre 2015. Les dirigeants du G20 ont salué l'accord sino-américain signé le 12 novembre à Pékin (EUROPE 11196). L'UE a pu annoncer ses objectifs ambitieux pour la période 2020-2030 (une réduction contraignante de 40% des émissions nationales de GES par rapport à 1990, au moins 27% d'énergie renouvelables, au moins 27% d'efficacité énergétique, 15% d'interconnexion énergétique). (AN)