Bruxelles, 17/11/2014 (Agence Europe) - Le président de la BCE, Mario Draghi, a estimé, lundi 17 novembre, qu'une réduction ultérieure du fardeau de la dette publique grecque ne sera « pas nécessaire ».
« Ce n'est pas la bonne démarche », a-t-il indiqué à ce propos lors d'un débat avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
La veille, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, avait lancé un appel aux Européens pour qu'ils récompensent le succès du programme grec en réduisant à nouveau le fardeau de la dette publique du pays.
Du côté de l'Eurogroupe, on estime que réduire le fardeau de la dette grecque était un engagement pris par l'eurozone dans la mesure où cela s'avérait nécessaire mais les dernières projections tendent à montrer que ce ne sera pas le cas. Selon une autre source, compte tenu des attentes, l'eurozone pourrait consentir à faire un geste. Les marges de manoeuvre sont néanmoins réduites: ne seraient en théorie possibles que des allongements des maturités des prêts ou la réduction de taux d'intérêts sur des prêts bilatéraux.
« Nous travaillons de manière intense avec les autorités grecques et les autres partenaires internationaux pour mener à terme la revue en cours et décider des suites du programme » grec, a indiqué Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, lundi. « Les discussions sur la nature de possibles mesures en faveur de la viabilité de la dette sont un aspect de ces dispositions de suivi », a-t-il ajouté.
La 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) conditionne son retour en Grèce pour boucler la mission de suivi en cours à de nouveaux engagements en matière de réformes structurelles. Selon les dernières informations, aucune date de retour n'a encore été fixée. Cette mission doit être achevée pour l'Eurogroupe du 8 décembre pour que les décisions sur la suite du plan de sauvetage puissent y être prises. (EL avec MB)