Bruxelles, 13/11/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen a insisté, jeudi 13 novembre à Bruxelles, sur l'importance de relancer le processus de paix en Irlande du Nord. Les négociations ont été rompues en décembre 2013 en raison de différends sur des questions telles que les dépenses de protection sociale, les drapeaux et les emblèmes.
En adoptant une résolution commune (PPE, S&D, CRE, ADLE, GUE/NGL, Verts/ALE) sur le processus de paix en Irlande du Nord, le Parlement européen « exprime sa préoccupation quant au fait que la mise en oeuvre du processus de paix est dans l'impasse ». Il demande instamment à toutes les parties en présence de travailler de façon constructive « pour une résolution durable du conflit et l'application intégrale de l'accord du Vendredi saint et des accords consécutifs, en vue d'une paix à long terme et durable ».
Le PE se félicite de l'initiative consistant à organiser des discussions rassemblant l'ensemble des parties pour sortir de l'impasse actuelle et souligne la nécessité d'un accord sur les questions en suspens afin de consolider le fonctionnement et la stabilité des institutions démocratiques en Irlande du Nord. Toutes les parties sont invitées à participer à ces pourparlers dans un esprit « positif avec la volonté de résoudre l'ensemble des questions en suspens ».
Les eurodéputés s'inquiètent de la « persistance d'activités violentes, criminelles et antisociales perpétrées par des groupes marginaux qui nuisent au processus de paix ». Il convient, selon eux, de s'attaquer aux problèmes économiques (chômage, bas revenus…). Le PE note qu'il est « urgent » d'encourager la réconciliation et d'améliorer les relations entre communautés ainsi que de favoriser le développement économique et social afin de consolider le processus de paix. Il met l'accent, à cet égard, sur l'aide fournie par l'Union au titre du Fonds européen de développement régional et, en particulier, sur les 150 millions d'euros apportés par le programme PEACE pour répondre à ces questions prioritaires en Irlande du Nord et dans la région frontalière de l'Irlande, « au bénéfice de tous, au nord comme au sud ». Il espère que le groupe de travail de la Commission sur l'Irlande du Nord continuera à jouer un rôle de soutien important à l'avenir. Par ailleurs, le PE accueille avec satisfaction la nomination du sénateur Gary Hart par John Kerry, le secrétaire d'État du président Obama, en tant que son envoyé personnel. (LC)