Bruxelles, 13/11/2014 (Agence Europe) - Le Parlement condamne vivement la reprise des violences au Soudan du Sud qui ont fait plus de 10 000 morts, 1,4 million de personnes déplacées et conduit 3,8 millions de personnes en détresse humanitaire. Outre le cessez-le-feu immédiat qu'il réclame, dans une résolution adoptée jeudi 13 novembre à Bruxelles, il appelle la communauté internationale à imposer des sanctions ciblées aux responsables des violations répétées de l'accord de cessez-le-feu signé le 23 janvier 2014, constatant avec regret l'inefficacité des sanctions européennes.
La résolution demande que des enquêtes crédibles et transparentes soient menées par la commission d'enquête de l'Union africaine sur toutes les allégations de crimes graves commis par une partie au conflit quelle qu'elle soit - qu'il s'agisse des partisans du Président Salva Kiir out de son vice-président limogé Riek Machar.
Le Parlement déplore « l'inefficacité des sanctions ciblées imposées par l'Union européenne » et plaide en faveur de sanctions ciblées que devraient infliger l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'Union africaine et la communauté internationale.
Les députés souhaitent que l'UE reprogramme son aide au développement pour satisfaire aux besoins les plus urgents de la population. Ils se félicitent de ce que la suspension de la coopération au développement porte sur l'appui budgétaire direct au gouvernement, tandis que se poursuivent l'aide directe à la population, à la transition démocratique ainsi que l'aide humanitaire. L'Union européenne a fourni plus d'un tiers (38%) de l'aide humanitaire internationale et la Commission à elle seule a porté à plus de 130 millions d'euros son budget pour faire face à cette crise en 2014, souligne le Parlement. (AN)