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Bulletin Quotidien Europe N° 11176
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

Accord politique sur les quotas de pêche 2015 en mer Baltique

Bruxelles, 14/10/2014 (Agence Europe) - Les ministres européens de la Pêche sont parvenus, lundi 13 octobre à Luxembourg, à un accord politique à l'unanimité sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas de l'an prochain en mer Baltique, sur la base d'un texte de compromis de la Présidence italienne.

Les ministres ont décidé de limiter les hausses de TAC pour le hareng en 2015. La Commission proposait des hausses de 12 à 51%, mais le Conseil a limité ces hausses entre 12% et 45%, dont +15% pour le stock dans le golfe de Botnie (à 158 470 tonnes). L'effort de pêche au cabillaud est reconduit en 2015: 147 jours dans la zone occidentale et 146 jours dans la partie orientale.

S'agissant du cabillaud, le Conseil a retenu: - une baisse de 22% du TAC pour le stock de la Baltique orientale (à 51 429 tonnes), alors que la Commission préconisait -20%: - une réduction de 7%, à 15 900 t, pour ce qui est du stock occidental (la Commission tablait sur -48% !). Pour la plie, le TAC reste au niveau de 2014
(3 409 t). En ce qui concerne le saumon, les pays se sont entendus sur une baisse de 10% pour le TAC dans le bassin principal et sur le statu quo dans le golfe de Finlande (13106 t). Pour le sprat, la Commission proposait au départ de réduire le TAC de 17%. La baisse décidée par le Conseil sera de 11%, à 213 581 t.

À noter que l'obligation de débarquement (fin des rejets) commence le 1er janvier 2015 en Baltique s'agissant du hareng, du sprat, du saumon et du cabillaud.

« C'est la première fois que l'on applique le nouveau cadre de la politique commune de la pêche », a salué le président du Conseil, Maurizio Martina. Maria Damanaki, dont c'était le dernier Conseil en tant que commissaire (elle a parlé d'une époque « fascinante »), a salué l'accord sur la Baltique, même si sa proposition était « plus ambitieuse ». Elle a noté aussi que ce compromis (« un grand succès ») montre que « tout ne se passe pas à Bruxelles », grâce au principe de régionalisation (les pays ont discuté des projets de TAC au niveau régional). « Nous allons augmenter à six le nombre de stocks pêchés selon le RMD », a précisé la commissaire à la Pêche.

Embargo russe. Certaines délégations ont souligné que l'embargo russe avait des répercussions fortes sur le secteur européen de la pêche, en particulier l'industrie des pélagiques. La Commission a mentionné les aides possibles (aide au stockage, aide à la cessation temporaire d'activités, aides d'État) et s'est montrée disposée à accepter de transférer en 2015 une partie (jusqu'à 25%, contre une flexibilité en temps normal de 10%) des quotas pour 2014 dans le cadre de l'accord TAC et quotas en mer Baltique. (LC)

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