Luxembourg, 14/10/2014 (Agence Europe) - L'Eurogroupe a rappelé, lundi 13 octobre, qu'il restait pas mal de travail à faire pour mettre le programme d'ajustement économique grec « sur les rails et être capable » de terminer avec succès la 5ème mission de suivi de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) à Athènes.
Une fois que cette mission aura touché à sa fin, l'Eurogroupe donnera le coup d'envoi des discussions sur les questions transversales, notamment ce qui se passera lorsque le plan d'assistance de l'eurozone arrivera à son terme, en principe fin 2014.
Parler d'un éventuel accompagnement à l'issue du plan d'aide est prématuré, a expliqué le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem (EUROPE 11175). Il a indiqué que la Grèce n'avait pas fait officiellement part de la manière dont elle envisage achever son programme. Mais, parmi les ministres, il y a un « consensus fort » autour du fait que la sortie de programme doit être « soutenable et crédible », a-t-il noté.
La Grèce entend faire d'une pierre deux coups et quitter le programme du FMI en même temps que celui de l'eurozone, et ainsi renoncer à plus de 10 milliards d'euros de prêts de l'institut de Washington. Le vice-président de la Commission chargé des Affaires économiques et monétaires, Jyrki Katainen, a pour sa part considéré qu'en dépit des « améliorations considérables sur beaucoup de fronts » la situation en Grèce restait fragile, comme en témoignent les mouvements des rendements des obligations souveraines.
Le directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling, a confirmé ce qu'un haut fonctionnaire avait expliqué la semaine dernière à propos de l'affectation des onze milliards d'euros reservés encore disponibles pour les banques. Si l'examen de santé du secteur bancaire de la BCE et de l'Autorité bancaire européenne (ABE) ne révèle pas d'importants besoins pour le secteur bancaire, l'attribution de cette enveloppe à un autre objectif, notamment budgétaire, nécessiterait l'approbation du FESF et de certains parlements nationaux (EUROPE 11174). Cette somme pourrait également servir à diminuer la dette grecque. M. Regling a en outre rappelé que, même si le bilan de santé des banques sera connu le 26 octobre, l'image du secteur bancaire grec ne sera pas complète à cette date car les banques auront entre 6 et 9 mois pour se recapitaliser, d'abord auprès du secteur privé. (EL)