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Bulletin Quotidien Europe N° 11176
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) france

Un nombre certain de pays ont des problèmes budgétaires, selon M. Sapin

Bruxelles, 14/10/2014 (Agence Europe) - Les États qui devront faire évoluer leur politique budgétaire en fonction de la conjoncture sont plus nombreux que la France et l'Italie, a fait comprendre le ministre français des Finances, citant aussi la Finlande, lundi 13 octobre, à l'issue de l'Eurogroupe.

Michel Sapin n'a pas caché que les textes budgétaires français (dépenses de l'État, sécurité sociale, loi de programmation pluriannuelle) - qui prévoient notamment un report de 2015 à 2017 du retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB (EUROPE 11170) - seront forcément amendés d'ici à la fin décembre dans le cadre de la procédure parlementaire et des échanges avec l'échelon européen qui s'annoncent animés.

Accueillant favorablement la suggestion du président de l'Eurogroupe concernant la création d'un lien plus fort entre, d'un côté, réformes structurelles et, de l'autre, investissement et politique budgétaire (voir autre nouvelle), le ministre a pris l'exemple des réductions d'impôt accordées aux entreprises pour un montant supérieur à 10 milliards d'euros par an. « 12 milliards d'euros de baisse d'impôts en 2015, cela fait beaucoup de points en 'non baisse' du déficit », a-t-il indiqué, notant que ses interlocuteurs l'encourageaient tous à aller dans cette direction et à un tel niveau d'ambition. Et de relever qu'en matière de réduction des dépenses, l'ambition du gouvernement actuel, qui a fixé la barre à 21 milliards d'euros en 2015, est inégalée en France.

Les pays de l'eurozone doivent transmettre à la Commission européenne leur projet de budget 2015 au plus tard mercredi 15 octobre. Le même jour, la France dévoilera les grandes lignes d'une réforme d'ampleur de son économie comprenant l'ouverture à la concurrence de professions réglementées. « Aucune décision n'a été prise à ce stade » sur ces projets de budget, a souligné le commissaire chargé de l'Euro, Jyrki Katainen, faisant référence aux « spéculations » sur le budget français parues dans la presse. La Commission se prononcera une 1ère fois d'ici à fin octobre sur les projets budgétaires nationaux avant de faire à nouveau part de son interprétation budgétaire lorsqu'elle présentera ses prévisions d'automne, début novembre. (MB)

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