Bruxelles, 14/10/2014 (Agence Europe) - Les ministres européens du Travail, qui se réuniront à Luxembourg jeudi 16 octobre, devraient parvenir à un accord politique sur la création d'une plateforme dans le but de mieux prévenir et décourager le travail non déclaré. Retardée au cours de la Présidence grecque du Conseil de l'UE (EUROPE 11104), cette initiative recueille aujourd'hui une majorité suffisante, en proposant une participation obligatoire de tous les États membres à la plateforme, mais avec une participation facultative à ses initiatives.
L'idée de créer une plateforme européenne pour lutter contre le travail au noir n'enchante pas tous les États membres. En juin 2014, une minorité de blocage s'était formée, empêchant le Conseil de parvenir à une orientation générale afin d'entamer ensuite les négociations avec le Parlement européen. Aujourd'hui, cette minorité s'est effritée, surtout avec la dernière proposition de compromis présentée par la Présidence italienne du Conseil le 24 septembre aux ambassadeurs nationaux auprès de l'UE (Coreper).
Du groupe d'opposants initial, il ne reste ainsi plus que le Royaume-Uni, la Pologne, Malte et la Hongrie, alors que la République tchèque, le Luxembourg et la Slovaquie ont appuyé la proposition mise dernièrement sur la table. Cette proposition prévoit que tous les États membres participent à la plateforme. Toutefois, le degré de participation aux initiatives de celle-ci serait déterminé par chaque capitale. Une telle solution a également reçu le soutien de la Commission européenne.
À Luxembourg, les ministres du Travail tiendront également un débat d'orientation sur l'examen à mi-parcours de la stratégie EUROPE 2020 annoncé par la Commission dans une communication de mars 2014. Un avis conjoint du Comité de l'emploi et du Comité de la protection sociale devrait être adopté ainsi que les messages clés pour l'examen annuel de la croissance 2015. Au cours du déjeuner, qui clôturera ce Conseil 'Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs' (EPSCO), les ministres discuteront de la directive sur le congé maternité, bloquée au Conseil depuis pas mal de temps. (JK)