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Bulletin Quotidien Europe N° 11176
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) Économie

L'Eurogroupe cherche le moyen de lier réformes et investissement

Bruxelles, 14/10/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro planchent sur un 'New Deal pour la croissance' qui permettrait de lier davantage les réformes structurelles et l'investissement, une idée qu'ils transmettront au sommet de l'eurozone vendredi 24 octobre.

« Au sommet de l'eurozone, je développerai le concept que j'ai appelé 'un New Deal pour la croissance dans la zone euro', qui liera notre agenda de réformes au rythme de consolidation budgétaire et aux investissements », a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lundi 13 octobre.

Le ministre néerlandais a évoqué la difficulté de l'échelon européen à faire pression sur certains États, comme la France ou l'Italie, pour qu'ils enclenchent les réformes. Il s'est interrogé sur la manière de soutenir l'investissement dans un pays s'engageant dans des réformes de structure d'envergure ou en prenant mieux en compte les réformes dans l'analyse de la trajectoire de réduction du déficit public à moyen terme « à condition que ces réformes soient déjà votées par le parlement national et pas simplement promises ».

Faisant état d'une discussion « très consensuelle » parmi les ministres, M. Dijsselbloem a évoqué quelques pistes concernant les actions à entreprendre pour stimuler l'investissement. Au niveau national, le secteur des services pourrait être davantage ouvert à la concurrence. Au niveau européen, l'achèvement des marchés intérieurs des capitaux, digital et énergétique aura un impact bénéfique pour l'économie, a-t-il estimé.

Dans des conclusions sur les mesures visant à soutenir l'investissement en Europe qu'il a adoptées mardi 14 octobre, le Conseil Écofin souligne « le lien » (nexus) entre investissement et réformes structurelles et l'importance d'identifier des réformes susceptibles de créer en Europe « un climat propice » pour les entreprises en s'inspirant pleinement des recommandations par pays adoptées par le Conseil européen. Il estime que des « fortes synergies » existent entre l'investissement et l'achèvement du marché intérieur numérique. Et de voir d'un bon oeil l'analyse en cours de la Commission sur « les conditions clés » pour l'investissement telles qu'« une administration publique et un marché du travail efficaces ».

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourrait-il intervenir pour contribuer au plan d'investissement de 300 milliards d'euros promis par le président élu de la Commission, Jean-Claude Juncker ? Cette démarche « nécessiterait un changement de traité » et conduirait à « un débat animé » au sein du conseil d'administration du MES, a estimé M. Dijsselbloem, en référence au refus allemand d'envisager la proposition française d'utiliser une partie des fonds disponibles du MES pour stimuler l'investissement.

À propos du plan d'investissement, le commissaire chargé de l'Euro, Jyrki Katainen, a repris à son compte la suggestion du futur commissaire aux Affaires économique, le Français Pierre Moscovici: « Nous devons rendre disponible autant d'investissement public que nécessaire et autant d'investissement privé que possible ». Il a estimé nécessaire d'accroître la capacité de prêt de la BEI même si, selon lui, une nouvelle recapitalisation de l'institution européenne ne réglerait pas tous les problèmes, alors que l'impact de la précédente recapitalisation doit encore être analysé. La Commission et la BEI sont chargées de comprendre pourquoi certains grands projets d'infrastructure transfrontaliers sont difficiles à concrétiser. (MB)

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