Bruxelles, 14/10/2014 (Agence Europe) - Le Représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme, Stavros Lambrinidis, a souligné, lundi 13 octobre, que la situation des droits de l'homme dans le monde était « dramatique ». Auditionné par la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen, il a révélé sa stratégie des 7 E: 'empower' (responsabiliser), engagement, élargissement, encouragement, 'enforcement' (exécution), 'embody' (incarner) et élever.
M. Lambrinidis a ainsi expliqué qu'il fallait aider les personnes sur le terrain à se prendre en charge (empower). « Il ne s'agit pas de promouvoir des objectifs européens, mais des objectifs de la société civile. Nous apportons une aide diplomatique et politique. Nous essayons toujours que la société civile discute avec les gouvernements », a-t-il souligné, précisant aussi que l'UE devait être active (engagement). Sur l'élargissement, M. Lambrinidis a précisé qu'il était important d'élargir la coalition des pays qui défendent les droits de l'homme, soulignant que l'universalité des droits de l'homme n'était pas toujours reconnue. Il a ajouté qu'il fallait encourager les gens à agir de façon innovante.
Selon lui, les sanctions sont liées à l''enforcement'. « Il est impératif que l'UE soit en première ligne quand il s'agit de mettre un terme à la peine capitale et de faire respecter les droits de l'homme. La prévention relève aussi de ce volet des sanctions (…) La prévention est essentielle, il faut en faire davantage dans ce domaine », a-t-il expliqué. Le Représentant spécial a aussi insisté sur le fait que l'UE devait continuer à incarner les droits de l'homme (embody), à rester au premier plan. « Personne n'est jamais parfait en termes de droits de l'homme, mais cela ne veut pas dire que tout soit sur le même plan en termes d'imperfection », a-t-il rappelé. Enfin, M. Lambrinidis a précisé que l'UE devait mieux mettre en avant le travail qu'elle faisait pour promouvoir les droits de l'homme (élever).
Le Représentant spécial a rappelé que l'UE avait des dialogues sur les droits de l'homme avec 40 pays ou organisations régionales. Il a précisé qu'un point de contact ou un officier de liaison sur les droits de l'homme avait été nommé dans chaque délégation de l'UE. « Nous devons nous assurer qu'en Europe on maintienne la pression politique pour la promotion des droits de l'homme dans le monde », a ajouté M. Lambrinidis. (CG)