Milan, 23/09/2014 (Agence Europe) - Les patients doivent pouvoir bénéficier à un prix raisonnable des nouvelles thérapies mises sur le marché et l'innovation dans le domaine pharmaceutique doit être encouragée, a souligné la ministre italienne de la santé, Beatrice Lorenzin, mardi 23 septembre à Milan à l'issue de la réunion informelle des ministres européens de la Santé.
« Une réflexion commune est indispensable sur la manière de promouvoir l'innovation, afin que l'UE récupère son rôle de leadership », a souligné Mme Lorenzin.
Les nouveaux médicaments mis sur le marché ne sont souvent accessibles qu'à des prix exorbitants. Une réalité déjà abordée lors du Conseil de juin à Luxembourg, qui avait débouché, à l'initiative de la France, sur une action concrète pour faire baisser le prix des nouveaux médicaments contre l'hépatite C (EUROPE 11105). L'Italie a tenu à approfondir le débat, en envisageant les moyens de renforcer la coopération des États membres sur les prix des médicaments innovants, afin de faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques qui les conçoivent, tout en leur garantissant une marge bénéficiaire confortable. Elle a également posé la question suivante: faut-il accepter la mise sur le marché de tous les médicaments ou faut-il au préalable en mesurer l'efficacité et la sécurité ? Toutes les délégations ont été unanimes: il faut une action réglementaire pour avoir la plus grande certitude de l'efficacité d'un nouveau médicament avant sa commercialisation et continuer à avoir recours aux évaluations systématiques des technologies et des processus médicaux (Health Technology Assessments) en vue de maintenir un système de santé ouvert aux innovations et performant.
« La science change, il y a de nouvelles découvertes scientifiques. Une nouvelle approche voit le jour dans la façon de concevoir des médicaments innovants. (…) On a fait une percée et les présidences à venir vont s'y engouffrer », a espéré la ministre Lorenzin en clôturant le débat. Le commissaire Borg s'est félicité pour sa part du nouvel intérêt suscité pour faire baisser les prix des médicaments.
À noter que la Roumanie et la Bulgarie ont signé l'accord conjoint d'achat de vaccins que la quasi-majorité des États membres avaient signé lors du dernier Conseil Santé à Luxembourg. (IL)