Bruxelles, 23/09/2014 (Agence Europe) - La nationalité roumaine de Corina Cretu ne fera pas l'objet de questions lors de son audition au Parlement européen en tant que future commissaire à la Politique régionale. La Roumanie est en effet un mauvais élève en termes d'absorption des fonds structurels européens (EUROPE 11155). L'accent sera en revanche mis sur la coopération avec le Parlement européen.
Iskra Mihaylova (ADLE, bulgare) présidera l'audition de Mme Cretu le 1er octobre prochain. Elle a d'ores et déjà assuré à la presse, mardi 23 septembre, que les eurodéputés n'iraient pas « chercher des responsabilités des uns ou des autres pour ne pas avoir appliqué telle ou telle politique dans tel pays ». Le mauvais bilan de la Roumanie en termes de politique régionale ne sera donc pas au menu de l'échange ; « nous allons auditionner la commissaire désignée qui se verra confier la mise en oeuvre de la politique régionale aux quatre coins de l'Europe », a souligné Mme Mihaylova. En revanche, il sera vraisemblablement exigé de Mme Cretu de faire preuve de bonne volonté pour coopérer avec le Parlement européen, « sans quoi nous ne pouvons espérer une mise en oeuvre efficace de la politique de cohésion », a témoigné Mme Mihaylova. Mme Cretu devra donc détailler comment elle envisage cette coopération. Elle sera en outre questionnée sur son opinion au sujet de la réforme de la politique régionale, sur les retards de paiements et les retards pour le lancement des projets, ainsi que sur les conditions macroéconomiques à respecter pour le déblocage des fonds et sur la transparence des procédures, a détaillé Mme Mihaylova. (MD)