Bruxelles, 23/09/2014 (Agence Europe) - Les armateurs craignent que la réforme portuaire se résume à une coquille vide, à mesure que Conseil et Parlement écrèment la proposition de la Commission européenne sur la transparence financière et l'accès aux services.
Le Conseil a déjà débattu de la réforme et se dirige vers un affaiblissement de la proposition tel que favorisé par les parlementaires, c'est-à-dire l'exclusion de la manutention des cargos, des services passagers, voire du pilotage, ainsi qu'une application du règlement uniquement aux ports appartenant au réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Le rapporteur pour le Parlement européen, Knut Fleckenstein (PPE, allemand), devrait reprendre d'ici peu les travaux à ce sujet, mis en suspens dans le contexte des élections européennes. La Présidence italienne compte dégager un accord entre les co-législateurs d'ici la fin de l'année.
Sur base d'un tel constat, les armateurs s'interrogent sur la raison d'être en définitive de cette procédure législative. Le secrétaire général de leur communauté (ECSA), Patrick Verhoeven, estime que « l'opportunité d'une réforme sensée des ports européens nous glisse entre les doigts » et souligne que « l'intérêt de la communauté maritime à soutenir cette proposition est aussi très limitée ». Si les armateurs ne sont pas en faveur d'un retrait du paquet portuaire (comme lors des deux précédentes tentatives de la Commission), ils souhaitent néanmoins au contraire que les États membres reconsidèrent leur approche afin que la réforme puisse bien améliorer la transparence et l'efficacité des ports. (MD)