Milan, 17/09/2014 (Agence Europe) - Dans la dernière ligne droite vers le référendum écossais sur l'indépendance du pays, le chef de file socialiste au Parlement européen plaide pour le « non », alors que les sondages prédisent des résultats au coude à coude du scrutin historique pour l'Europe, jeudi 18 septembre.
Gianni Pittella (S&D, italien) a fait savoir, mercredi 17 septembre, qu'abandonner le Royaume-Uni ne serait pas une démarche sage à entreprendre. M. Pittella a en outre agité la menace qu'une adhésion à l'UE de l'Écosse indépendante ne serait pas automatique et prendrait des années, d'autant plus que beaucoup de pays auraient du mal à donner leur approbation, alors que l'unanimité des États membres est nécessaire. Une position qui serait d'ailleurs partagée par les chrétiens-démocrates au sein du Parlement européen.
Les Verts, pour leur part, plaident pour une intégration rapide de l'Écosse dans l'UE en cas d'indépendance. Bien que le groupe ne soit pas en faveur de l'un ou l'autre scénario, il insiste sur la reconnaissance par les institutions européennes du résultat imminent du processus démocratique en Écosse. Un porte-parole des Verts rappelle en outre qu'en cas de victoire du « oui », les parties en présence devront continuer à adopter une attitude constructive: « tant qu'une volonté politique est là, des solutions légales et constitutionnelles seront trouvées » à ce qui serait un cas de figure inédit, a-t-il indiqué à EUROPE.
À quelques heures du référendum, les divers sondages ne permettent pas de distinguer une tendance nette et les indécis, chiffrés entre 6% et 14%, devraient faire toute la différence demain. Les commentaires sur les conséquences d'une victoire du « oui » pour l'avenir européen sont avidement demandés, mais la Commission européenne ne se départit pas de son devoir de réserve. La porte-parole de l'institution, Pia Ahrenkilde, a confirmé que la situation était suivie de très près et que la Commission réagirait de façon « appropriée » en fonction des résultats. Aucune réunion extraordinaire des commissaires européens ne serait prévue à cet effet. (MD)