Bruxelles, 17/09/2014 (Agence Europe) - Le commerce international de raies manta et de cinq spécimens de requins, menacés par la surpêche, doit, depuis le 14 septembre, être accompagné de certificats confirmant qu'ils ont été prélevés de façon « durable et légale ».
En effet, cinq espèces de requins - le requin océanique, le requin-marteau halicorne, le grand requin-marteau, le requin-marteau lisse et le requin-taupe commun - ainsi que les raies manta ont été inscrites sur la liste II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Les pays exportateurs sont tenus de délivrer des permis d'exportation pour toutes ces espèces et s'exposent à des sanctions s'ils ne le font pas. Les pays importateurs, dont la Chine, devront également s'assurer que les exportateurs disposent d'un permis conforme aux règles de la CITES.
Six pays -le Danemark au nom du Groenland, le Canada, le Guyana, le Japon, l'Islande et le Yémen - ont, toutefois, formulé des « réserves », une procédure autorisée par la CITES, et n'ont donc pas l'obligation de suivre les nouvelles règles.
Une gestion plus contraignante du commerce international de ces espèces de requins et raies manta avait été décidée en mars 2013 lors de la 16ème session de la Conférence des parties de la CITES à Bangkok. Le Japon avait tenté en vain de bloquer le vote. Les ailerons de requin sont vendus très cher en Asie, où ils sont considérés comme un mets délicat. Selon l'ONG Traffic, le commerce des ailerons est estimé à plus de 480 millions de dollars par an. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui estime que la population de l'animal a chuté de 90% en un siècle. La CITES compte 180 pays membres.
La commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, a salué cette décision. « Nous avons relevé une diminution alarmante du nombre de requins au cours des dernières années dans l'ensemble de nos océans. L'ajout sur la liste de la CITES permettra de faciliter les contrôles et de rendre plus difficile à cacher le commerce non durable des requins et des raies. L'UE a joué un rôle important » en la matière. (LC)