Bruxelles, 15/09/2014 (Agence Europe) - Horreur et dégoût face à un « acte barbare ». C'est ce qu'inspire à Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, la décapitation, par des djihadistes de l'État islamique, du travailleur humanitaire britannique David Haines. C'est dans les termes les plus fermes qu'elle a condamné, lundi 15 septembre à Bruxelles, un « acte barbare qui nous rappelle les risques énormes auxquels s'exposent ceux qui risquent leur vie pour sauver la vie d'autres personnes », a déclaré la commissaire en rappelant que l'an dernier on avait dénombré « 450 assassinats, enlèvements ou attaques contre des convois humanitaires ». Elle s'exprimait à l'ouverture de la conférence internationale de haut niveau sur la coordination de la réponse à l'épidémie, d'Ebola (voir autre nouvelle) et a invité tous les participants à une minute de silence en hommage à David Haines, « un travailleur humanitaire engagé, magnifique, père de deux enfants ».
Dimanche 14 septembre, c'est par voie de communiqué que Mme Georgieva avait exprimé son indignation en déclarant: « Je condamne cet acte horrible et méprisable » commis par « les terroristes d'ISIS ». Exprimant ses condoléances à la famille et aux amis de la victime, elle avait rendu à ce travailleur humanitaire un hommage appuyé et rappelé les principes du droit humanitaire international dont le respect s'impose à tous.
« David était un travailleur humanitaire engagé dont la seule motivation et la seule mission étaient d'apporter de l'aide aux civils affectés par le conflit en Syrie. Sa mission était une mission pacifique, comme celle de toutes les autres organisations humanitaires dont le seul combat est de promouvoir l'humanité et la solidarité, et de prêter assistance, indépendamment de toute considération d'identité, de religion ou de nationalité. En tant que tel, le droit humanitaire international doit être respecté par tout un chacun. Toutes les parties à un conflit sont tenues d'assurer la sécurité et la protection des travailleurs humanitaires », avait précisé Mme Georgieva. (AN)