Strasbourg, 15/09/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé, vendredi 12 septembre dans la soirée, que l'UE pourrait verser 760 millions d'euros à l'Ukraine dans le mois à venir. « Deux programmes distincts d'aide macro-financière d'un montant total de 1,6 milliard d'euros sont actuellement disponibles pour l'Ukraine. 600 millions ont déjà été décaissés et 760 millions peuvent être versés le mois prochain sous réserve que certaines des conditions soient remplies, notamment les réformes économiques et la lutte contre la corruption », a-t-il annoncé lors de conférence à Kiev.
Le président de la Commission a précisé que les réformes liées à la Constitution et à la décentralisation sont « des éléments clés ». « Mais le programme de réforme de l'Ukraine doit également être à la fois plus profond et plus large. Il faut aller au-delà de la crise immédiate et aider le pays à avancer », a-t-il ajouté. « Les politiciens ukrainiens doivent relever ce défi. (…) Nous espérons que les prochaines élections aideront à stimuler ce processus de réforme », a souligné M. Barroso.
Le président de la Commission a ajouté que, sur les 350 millions d'euros du programme de subventions de 'Construction de l'État', 250 millions avaient déjà été versés. « Et, nous sommes prêts à envisager une aide financière supplémentaire », a-t-il ajouté.
M. Barroso a rappelé que l'UE était prête à accueillir une conférence des donateurs « à la fin de l'année ».
Par ailleurs, le commissaire à l'Élargissement et la Politique de voisinage, Stefan Füle, a signé, samedi 13 septembre avec le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, un accord sur le financement du programme d'appui à la société civile en Ukraine d'un montant de 10 millions d'euros. Il a pour but d'« améliorer le rôle de la société civile dans la promotion et le suivi des réformes démocratiques et du développement socio-économique inclusif en Ukraine », selon le communiqué de la Commission. Les organisations de la société civile vont surveiller les réformes convenues en vertu du contrat de Construction de l'État, y compris la lutte contre la corruption, la réforme constitutionnelle et la réforme du système judiciaire, ajoute-t-il.
Élections en Crimée.
La Haute Représentante, Catherine Ashton, a souligné, lundi 15 septembre, que l'Union européenne ne reconnaissait « ni le cadre juridique ni la légitimité » des « élections » locales qui se sont tenues en Crimée et à Sébastopol, la veille. Elle a rappelé que l'UE continuait de condamner l'annexion illégale de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et ne la reconnaitrait pas. (CG)