Bruxelles, 09/09/2014 (Agence Europe) - L'agence néerlandaise de sécurité aérienne (OVV) a confirmé, mardi 9 septembre, que le Boeing MH17 a été abattu en vol « par un grand nombre de projectiles à grande vitesse qui ont pénétré dans l'avion depuis l'extérieur ». Le rapport apporte peu d'éléments pour déterminer la responsabilité du crash, mais la Commission européenne le juge utile pour guider ses travaux sur le survol de la zone de conflit.
Selon le rapport préliminaire, les autorités néerlandaises n'offrent aucune explication sur la provenance ou la nature de ces projectiles qui ont mené à l'explosion en vol du MH17. Elles écartent donc juste la thèse d'une défaillance technique ou d'un problème opérationnel et ne remettent pas en cause la sécurité de l'appareil ou la formation du personnel. Les conclusions de ce rapport préliminaire ont été tirées par des enquêteurs qui n'ont pas pu avoir accès au site du crash, mais le rapport souligne que les enregistrements n'ont pas été trafiqués. L'investigation se poursuivra afin de présenter un rapport consolidé d'ici la fin de l'année.
La Commission européenne a souligné que ce n'était pas son rôle d'évaluer le contenu d'un rapport d'investigation, mais a néanmoins remercié les autorités néerlandaises pour le travail accompli, notant les « circonstances complexes » lors de la préparation de celui-ci. En effet, la Commission a l'intention d'avoir recours à ces résultats préliminaires pour nourrir la réflexion en cours sur la sécurité aérienne, tant au niveau européen qu'international via l'Organisation de l'aviation civile internationale. Il s'agit notamment d'évaluer les risques que présentent les zones de conflit pour l'aviation civile. Le constat avait été dressé la semaine dernière en commission parlementaire des transports qu'un meilleur échange d'informations et de gestion des risques était essentiel (EUROPE 11147). (MD)