Bruxelles, 09/09/2014 (Agence Europe) - C'était dans l'air depuis lundi, c'est désormais une certitude: Chypre ne recevra pas, ce vendredi 12 septembre lors de l'Eurogroupe, le feu vert de l'eurozone pour obtenir le versement de sa prochaine tranche d'aide. En cause, la multitude de lois gravitant autour de la législation sur les saisies immobilières présentées par les partis politiques et adoptées par le Parlement national. Aux yeux de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI), ces dispositions sont de nature à avoir un impact significatif sur la portée de ladite législation, selon une source du trio institutionnel. Une des dispositions que la 'troïka' refuse suspend, jusqu'en 2017, la possibilité des saisies sur les résidences primaires et les petites résidences. Les douze lois additionnelles votées par le Parlement samedi (EUROPE 11150) rendent en outre obsolète la première action préalable au versement de cette prochaine tranche, le cadre sur l'insolvabilité, adopté par le Conseil des ministres le 30 juillet. Au ministère des Finances chypriote, on explique qu'un moyen d'aller de l'avant serait que le président refuse de signer les lois problématiques et n'approuve que la législation principale votée par le Parlement et approuvée par la 'troïka'. « Bien sûr, cela pourrait prendre du temps et réclame l'approbation de la 'troïka' », explique cette source. Chypre attend 350 millions d'euros du Mécanisme européen de stabilité et 86 millions du FMI. Le feu vert pourrait être donné lors de l'Eurogroupe d'octobre. (EL)