Bruxelles, 09/09/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a salué la publication, mardi 9 septembre, du nouveau rapport annuel de l'OCDE « Regards sur l'éducation 2014 » qui fait état des lieux des systèmes éducatifs nationaux des pays de l'OCDE et des défis auxquels ils sont confrontés. Cette « mine de connaissances et d'informations probantes (…) montre qu'il subsiste de grandes disparités entre les États membres de l'UE en ce qui concerne le niveau des compétences, tant parmi les jeunes diplômés que parmi les classes d'âge supérieures », constate Androulla Vassiliou, commissaire en charge de l'éducation, en ajoutant que l'OCDE arrive aux mêmes constats que la Commission: une amélioration de la qualité de l'enseignement et un rehaussement du niveau de compétences constituent un investissement intelligent et un moyen efficace de lutter contre les inégalités sociales.
Le rapport fait état de la situation dans les 34 États membres de l'OCDE dont 21 États membres de l'UE. Voici les principales conclusions du rapport:
Les possibilités d'éducation continuent d'augmenter sensiblement en Europe: la part de la population adulte ayant un diplôme de l'enseignement supérieur a connu une augmentation constante dans la plupart des pays de l'UE au cours de la dernière décennie (à 29%), bien que l'UE accuse toujours un retard par rapport à la moyenne OCDE (33%). La part d'élèves ayant un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur est restée stable, alors que la part de ceux n'ayant pas un tel diplôme a diminué. Le rapport confirme par ailleurs l'analyse de la Commission selon laquelle les objectifs de la stratégie EUROPE 2020 en matière d'éducation sont en bonne voie (au moins 40% de diplômés de l'enseignement supérieur et moins de 10% de jeunes ayant quitté l'école prématurément).
Un niveau élevé d'éducation est bénéfique pour l'individu et la société: un diplômé de l'enseignement supérieur ayant le plus haut niveau de compétences en lecture et en écriture gagne environ 45% de plus qu'un adulte ayant le même niveau d'éducation mais moins de compétences en ce domaine. En général, dans tous les pays, les personnes ayant un niveau d'instruction plus élevé sont plus susceptibles d'être embauchées. Cela profite également à la société, ces personnes coûtant moins à l'État en matière de sécurité sociale.
Un niveau d'instruction similaire ne signifie pas nécessairement un niveau de compétences similaire: il existe de grandes disparités au sein de l'UE entre le niveau de compétences de personnes possédant des qualifications similaires: des jeunes diplômés de l'enseignement secondaire supérieur dans certains pays membres ont parfois des compétences égales en matière de lecture et d'écriture que de jeunes diplômés de l'enseignement supérieur dans d'autres États membres.
Il est important de posséder les compétences requises pour passer du monde de l'éducation à celui du travail: si les compétences professionnelles ont un caractère essentiel, les aptitudes relationnelles deviennent tout aussi importantes. Et l'expérience professionnelle acquise pendant les études constitue un atout pour l'employabilité des diplômés de l'enseignement supérieur.
Le corps enseignant vieillit: en moyenne, dans les pays de l'UE, 37% des enseignants du secondaire sont âgés d'au moins 50 ans. Ces statistiques confirment la nécessité d'accroître l'attrait de la profession.
Les investissements privés dans l'enseignement supérieur augmentent: la part des dépenses privées dans l'enseignement supérieur des pays de l'UE est passée de 14% en 2000 à 21% en 2012. Cette part reste toutefois très inférieure à la moyenne de l'OCDE (31%) et il existe des disparités importantes entre pays de l'UE. (IL)