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Bulletin Quotidien Europe N° 11116
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Bonne récolte de céréales et amélioration pour les viandes

Bruxelles, 07/07/2014 (Agence Europe) - Les dernières perspectives agricoles à court terme (marchés 2014 et 2015) publiées lundi 7 juillet par la Commission européenne font état d'une très bonne récolte de céréales et d'une hausse de la production de viande et de lait et produits laitiers.

Les prévisions pour 2014 montrent une récolte de céréales supérieure à la moyenne de l'UE, ceci, pour la deuxième année consécutive (et un niveau record des exportations de céréales pour la campagne commerciale 2013/2014), selon le rapport de la Commission sur les perspectives agricoles à court terme. Les chiffres consolidés de la campagne 2013/2014 confirment une récolte céréalière de 302 millions de tonnes (5% au-dessus de la moyenne au cours des cinq dernières années et 8% depuis 2012/2013), avec un niveau record s'agissant des exportations (42 millions de tonnes). En conséquence, les stocks reportés sont limités et le ratio stock-utilisation devrait se reconstituer seulement partiellement, de 10 à 12%. La nouvelle récolte de la campagne 2014/2015 devrait être supérieure à la moyenne pour la deuxième année consécutive et atteindre 303 millions de tonnes, selon les projections de la Commission.

Après deux années de resserrement de l'offre, la production européenne de viandes devrait croître à nouveau en 2014. La légère reprise économique dans l'UE implique une possible augmentation de la consommation de viandes au sein de l'UE, mais les exportations de viandes devraient diminuer, surtout s'agissant du porc et la volaille. La Commission invoque une incertitude croissante dans certains pays partenaires commerciaux importants, dont la Russie, qui a introduit un embargo sur la viande porcine de l'UE. La Commission note ainsi une baisse de 80% (comparé à l'année dernière) des livraisons de viande porcine vers la Russie (au cours des quatre premiers mois de l'année 2014). « Toutefois, la forte demande asiatique a limité à 16% la baisse des exportations totales de l'UE », explique la Commission.

Les livraisons de lait dans l'UE ont atteint un niveau record au cours des quatre premiers mois de l'année 2014 (une hausse de 6% est relevée comparé aux quatre premiers mois de 2013). « Contrairement aux attentes, la production dans certains pays de l'UE n'a pas diminué, malgré le risque de dépassement important des quotas. Ce comportement était attendu dans les pays ayant des prix assez élevés, comme l'Allemagne, le Danemark et l'Autriche. La production irlandaise de lait a fortement ralenti et a atteint le bas niveau de 2012, avant d'augmenter fortement en avril (+22% par rapport à avril 2013) », explique la Commission. Elle ajoute que toutefois, « on ne s'attendait pas à la hausse de 7,3% de la production polonaise », étant donné que le prix du lait dans ce pays est parmi les plus faibles de l'UE. Dans certains États membres qui sous-utilisent leur quota, « les livraisons de lait ont également augmenté de façon significative au cours des quatre premiers mois de l'année ». Cela était particulièrement vrai au Royaume-Uni, en France, en Estonie et en Roumanie. En revanche, la production de lait en Grèce et en République tchèque « reste sur une tendance à la baisse », ajoute la Commission. Les prix du lait sont restés élevés (+15,5% au cours des quatre premiers mois de l'année 2014), compte tenu de forte demande d'exportation, en particulier pour les poudres de lait. En avril, une petite baisse a été relevée, mais les prix restaient élevés (38,35 euros/100 kg). Sur l'ensemble de l'année, l'augmentation prévue de la production de lait devrait atteindre 2,8%, selon les chiffres de la Commission. Une baisse de la collecte de lait pourrait avoir eu lieu en mai en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. En 2014, les livraisons de lait devraient augmenter de 4 millions de tonnes, à 145,3 millions de tonnes, précise le rapport.

Il rappelle qu'en 2015, la fin des quotas laitiers pourrait conduire à une augmentation de la production dans les quelques États membres qui sont actuellement « freinés par les quotas ». Cependant, l'évolution des prix du lait et des produits laitiers et les conditions météorologiques resteront les principaux moteurs de la production de lait, explique la Commission. En outre, selon elle, les contraintes environnementales, la concurrence pour les terres avec d'autres secteurs et les stratégies d'investissements de l'industrie laitière « joueront un rôle majeur. En conséquence, une augmentation modérée des livraisons de lait de l'UE est prévue en 2015, à savoir +2,3% », conclut la Commission. (LC)

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