Rome, 07/07/2014 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères italien, Mme Federica Mogherini, a souhaité que, sous présidence italienne de l'UE, soient revigorées les négociations de paix au Proche-Orient. « Nous croyons qu'il y a un espace pour une action européenne (…) pour tenter et relancer les négociations de paix au Moyen-Orient», a-t-elle expliqué, samedi 5 juillet, devant des journalistes dont EUROPE. Soulignant que l'Italie a historiquement de bonnes relations à la fois avec Israël et la Palestine, elle a considéré que son pays pourrait « aider et soutenir une action efficace de la Commission », avec les autres États membres. Après le kidnapping et le meurtre de trois jeunes Israéliens et d'un Palestinien, Mme Mogherini a considéré qu'il était « essentiel d'encourager une réaction rationnelle et calme et d'essayer de reprendre les pourparlers ». Selon elle, l'objectif « clair » est d'amener les négociations à des « résultats positifs et concrets » qui pourraient être envoyés à l'opinion publique en Israël et en Palestine, « si on est optimiste, en un temps moins long que cela est envisageable maintenant ».
La Libye est une autre priorité de la présidence, liée, entre autres, aux questions migratoires. « Comment pouvons-nous concrètement soutenir le nouveau gouvernement pour avoir un contrôle effectif du territoire ? », s'est-elle interrogée. L'Italie souhaiterait qu'une fois un gouvernement stable mis en place, ce dernier fasse les démarches pour que le Haut commissariat aux réfugiés puisse travailler sur son territoire et déterminer si les migrants sont éligibles ou non au statut de demandeur d'asile. Mme Mogherini a aussi mis l'accent sur la Syrie et sur l'aspect humanitaire de la crise syrienne. Elle a espéré que l'Irak trouve une voie pour avoir un gouvernement reconnu par toutes les parties et que le pays puisse rester uni. L'UE a aussi besoin d'accompagner la transition en Égypte.
Alors que la présidence italienne se tourne vers la Méditerranée, Mme Mogherini a rappelé que l'Ukraine restait la question n°1 pour la sécurité de l'UE. Elle s'est d'ailleurs rendue en Ukraine lundi 7 juillet, puis en Russie. « Une de nos premières priorités est de faire en sorte que l'accord d'association soit une success story », a-t-elle expliqué, indiquant que la présidence allait aider à sa mise en oeuvre. « Nous avons besoin de trouver une solution pour la crise ukrainienne et une voie pour envisager de nouveau les relations UE-Russie », a-t-elle ajouté.
Les relations avec l'Asie, le traité transatlantique (TTIP) ou encore la nécessité de s'accorder sur une position commune de l'UE sur l'agenda post-2015 de l'Union, en lien avec les Objectifs pour le Millénaire, sont d'autres priorités.
Mme Mogherini a aussi mis en avant le processus d'élargissement, annonçant qu'elle se rendrait dans chaque pays candidat. « Nous allons voir, en coordination avec le commissaire Füle, toutes les étapes qui peuvent être atteintes durant notre présidence », a-t-elle expliqué. « Les efforts doivent être reconnus dans des étapes concrètes », a-t-elle ajouté. (CG)