Bruxelles, 07/07/2014 (Agence Europe) - Préparer la position coordonnée de l'Union européenne sur le programme global pour le développement post-2015 sera la priorité majeure de l'Italie pendant son semestre à la tête du Conseil de l'UE. Le temps presse, car le processus de négociation sera lancé à la 69ème assemblée générale des Nations unies, qui doit adopter, en septembre prochain, le nouveau cadre appelé à succéder aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
La présidence travaillera, pour ce faire, en étroite coopération avec les États membres de l'UE, la Commission européenne, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et les pays partenaires pour consolider l'accord global sur un cadre unique, intégré, suffisamment large et d'application universelle, combinant un ensemble unique d'objectifs d'éradication de la pauvreté et de développement durable.
Sécurité alimentaire. Compte tenu du caractère crucial de l'agriculture et du développement durable dans la lutte contre l'éradication de la pauvreté, la présidence italienne compte sensibiliser à l'enjeu de la sécurité alimentaire et donner une plus grande visibilité aux travaux de la Commission européenne en la matière, en vue de faire de la sécurité alimentaire une priorité dans l'élaboration du programme post-2015.
Elle s'emploiera aussi à créer des synergies avec l'exposition universelle, l'EXPO Milan 2015 organisée sur le thème « Nourrir la Planète, Énergie pour la vie » ('Feeding the Planet, Energy for Life), ainsi qu'avec la deuxième conférence internationale sur la nutrition qui se tiendra en novembre prochain à Rome, au siège de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La présidence s'attachera à renforcer la coopération avec la FAO, le PAM (Programme alimentaire mondiale), le FIDA (le Fonds international de développement agricole IFAD, en anglais), qui ont un rôle majeur à jouer.
Migration et développement. La Présidence italienne compte faire avancer les discussions sur l'intégration des questions de migration dans les politiques et les projets de développement, et sur les moyens de créer un environnement favorable à la maximisation des impacts positifs de la migration et de la mobilité sur le développement. Elle entend aussi oeuvrer à l'amélioration des 'meilleures pratiques', comme l'utilisation efficace des fonds envoyés par les travailleurs migrants vers leur pays d'origine, la coopération Sud-Sud et l'implication des diasporas des États membres de l'UE dans des projets de co-développement.
Secteur privé et développement. La Présidence espère engranger des progrès dans les discussions sur le renforcement du rôle du secteur privé dans la lutte contre la pauvreté, sur la base de la communication présentée le 13 mai par la Commission et débattue pour la première fois par le Conseil de l'UE le 23 juin (EUROPE 11106). (AN)