Bruxelles, 07/07/2014 (Agence Europe) - La Présidence italienne, qui a pris les rênes du Conseil le 1er juillet, place la stratégie de « renaissance industrielle », portée par l'ex-commissaire à l'Industrie, l'Italien Antonio Tajani, au coeur de son action ce semestre, avec une attention particulière pour les PME. Le programme de la Présidence accorde, en outre, une large place au secteur et au marché de la défense.
La priorité numéro un de la Présidence italienne, ce semestre, sera d'évaluer la mise en oeuvre de la stratégie intégrée mise sur la table par la Commission en janvier - en même temps que le nouveau cadre pour les politiques énergétique et climatique à l'horizon 2030 (EUROPE 11002) - pour renforcer la base industrielle de l'UE, dotée du nom pompeux de « renaissance industrielle ». À sa réunion de mars, le Conseil européen a en effet convenu de s'appuyer sur la stratégie intégrée proposée par la Commission (EUROPE 11042).
Pendant son exercice, la Présidence italienne veut promouvoir une approche intégrée de la politique industrielle à l'ensemble des politiques et des instruments qui ont un impact sur la compétitivité de l'industrie de l'UE. Elle veut aussi s'assurer que le Conseil Compétitivité traite des aspects microéconomiques de la stratégie EUROPE 2020 et renforce le rôle du groupe de haut niveau sur la compétitivité et la croissance. La Présidence veut, en outre, encourager aussi la mise en oeuvre complète du Small Business Act pour les PME.
Dans le cadre de la « renaissance industrielle », la Présidence italienne entend concentrer les efforts sur les secteurs de la transition et les moteurs horizontaux pour le développement d'un système de fabrication de pointe, tels que les technologies génériques clés (KETs), les technologies de rupture et les marchés porteurs.
En ce qui concerne le secteur de la défense, la Présidence va évaluer les progrès dans la mise en oeuvre des conclusions du Conseil européen de décembre 2013 et du Conseil Affaires étrangères/Défense de novembre 2013 sur le bon fonctionnement du marché de la défense, qui prônaient l'ouverture, l'égalité de traitement, la transparence et des possibilités pour tous les fournisseurs européens.
En référence à la communication de la Commission de juillet 2013 (EUROPE 10894), la Présidence veut promouvoir un meilleur accès des PME aux marchés de la défense, de la sécurité et de la R&D, et favoriser le développement des chaînes de valeur dans l'industrie de la défense. La Présidence encouragera les États membres et l'Agence européenne de défense à soumettre des propositions sur la façon de promouvoir les réseaux régionaux et les clusters stratégiques et sur les options financières pour soutenir les PME. En outre, la Présidence encouragera les États membres à continuer d'investir dans la R&D, notamment en maximisant les synergies entre les investissements nationaux et les investissements européens et entre la recherche civile et la recherche militaire ainsi qu'en identifiant les thèmes de R&D pertinents susceptibles d'être financés dans le cadre d'une action préparatoire de la Commission.
Dans son programme de travail, la Présidence italienne annonce aussi qu'elle oeuvrera à la mise en place d'un cadre européen améliorant l'utilisation mutuelle de la recherche pour des applications à double usage civil et militaire, incluant les résultats sur les KET découlant de l'initiative Horizon 2020.
Enfin la Présidence veut encourager le mécanisme de la coopération dans le secteur de la défense dans le contexte de la 'task force' sur l'industrie et le marché de la défense et elle va examiner les progrès dans la mise en oeuvre de la législation et de la réglementation pertinentes concernant les transferts des produits de défense, en mettant l'accent sur le renforcement de l'efficacité des contrôles par les États membres. (EH)