Bruxelles, 03/07/2014 (Agence Europe) - La Présidence italienne du Conseil de l'UE s'efforcera de trouver, en décembre, un accord politique sur la proposition « Continent connecté » de la Commission européenne, visant à créer un véritable marché unique numérique, afin d'entamer les négociations en trilogue avec le Parlement européen.
C'est une « priorité absolue », a souligné l'Italie. La Présidence grecque a, lors du dernier Conseil Télécoms de juin, tenté de rapprocher les points de vue des États membres sur les points divergents avec la publication d'un rapport d'avancement et des propositions pour aplanir ces divergences (EUROPE 11096).
Considérant que la confiance dans l'économie numérique est une condition essentielle au fonctionnement du marché unique numérique, l'Italie entend également accélérer les négociations sur la sécurité des infrastructures de réseau et avancer dans les discussions sur la proposition de directive relative à l'accessibilité des sites Internet d'organismes du secteur public. Un débat sera entamé à propos de la création d'un environnement réglementaire stable et transparent sur les investissements requis dans les infrastructures et réseaux numériques, sans lesquels l'économie numérique ne peut fonctionner. Soutenant la « Grande coalition pour les emplois numériques », la Présidence italienne stimulera, par ailleurs, le débat sur l'intégration des compétences numériques dès le plus jeune âge dans les programmes scolaires. À la lumière du rôle essentiel joué par l'administration publique, l'Italie poursuivra également la réflexion sur la coordination des politiques en matière de passation électronique de marchés publics, qui permet des économies et contribue à stimuler les investissements des sociétés européennes. Elle s'efforcera aussi de promouvoir le développement des services publics en ligne transfrontaliers avec, en particulier, la création de plates-formes interopérables européennes telles qu'un cadre commun pour la gestion de systèmes d'identification électronique des citoyens.
Enfin, la Présidence italienne s'intéressera aux phénomènes en pleine explosion du « cloud computing » (informatique en nuage), du « big data » (données massives) et des « open data » (données ouvertes) notamment dans le cadre de la modernisation du secteur public, afin d'en réduire les coûts de fonctionnement et de promouvoir la compétitivité mondiale des entreprises numériques européennes. (IL)