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Bulletin Quotidien Europe N° 11114
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) belarus

M. Bialiatski appelle à une pression continue

Strasbourg, 03/07/2014 (Agence Europe) - Le militant pour les droits de l'homme biélorusse et président du Centre Viasna, Ales Bialiatski, a appelé, mercredi 2 juillet, l'Union européenne à maintenir la pression sur le Belarus afin que tous les prisonniers politiques emprisonnés dans son pays soient libérés. « Je me sens comme un messager, je dois absolument convaincre les gens ici de ne pas laisser tomber la pression, de continuer à faire pression pour la libération de tous les prisonniers politiques au Belarus », a-t-il expliqué à EUROPE, lors de son passage au Parlement européen à Strasbourg. M. Bialiatski a été libéré de prison le 21 juin, soit 20 mois avant la date prévue et après plus de 1 000 jours de détention. Il a considéré que l'UE, mais aussi le soutien de la société civile biélorusse et internationale, avaient aidé à sa libération anticipée.

En plus de la pression pour les prisonniers politiques, M. Bialiatski a souligné que l'UE devait soutenir la société civile et la presse indépendante qui travaillent dans des conditions « extrêmement difficiles ». Il a aussi appelé l'UE à s'ouvrir davantage à la population biélorusse, par exemple à travers des visas à un « prix raisonnable », pour qu'elle puisse voyager dans l'UE. « C'est extrêmement important que les messages envoyés par l'UE soient suffisamment incisifs pour que les préférences de la population biélorusse aillent vers les valeurs européennes plutôt que, disons, vers les influences de l'est », a-t-il expliqué.

Interrogé sur la nécessité de sanctions accrues à l'égard de son pays, M. Bialiatski a souligné qu'il était « clair que, tant qu'il y [aurait] des prisonniers politiques, les sanctions ne [devaient] pas être levées ou adoucies ». Il a appelé à un monitoring très attentif de la situation dans le pays et, « si la situation change, peut-être que le moment sera plus opportun pour les renforcer ou pour faire autre chose ».

Le militant, qui va poursuivre son combat pour les droits de l'homme, a rappelé que la politique de l'UE avait une « vraie grande influence au Belarus au niveau politique, mais également dans la société civile ».

Parrainage de prisonniers politiques

Les députés ADLE Petras Austrevicius (lituanien) et Han Van Baalen (néerlandais) ont, eux, appelé leurs homologues et les groupes politiques du PE à user de leur influence politique pour la situation humanitaire, les droits et les libertés d'un prisonnier politique en Biélorussie. « Un geste symbolique de cette nature contribuerait grandement à faire prendre conscience de la nature destructrice du régime de Loukachenko sur la société civile en Biélorussie », ont-ils expliqué dans un communiqué, soulignant que ce patronage politique donnerait aussi « de l'espoir et remonterait le moral des familles et des proches des militants détenus qui subissent souvent des pressions du régime ».

À l'issue d'une rencontre avec M. Bialiatski, le commissaire à l'Élargissement et à la Politique de voisinage, Stefan Füle, a rappelé que tout changement positif dans les relations de l'UE avec les autorités biélorusses dépendait de l'amélioration des droits de l'homme au Belarus et de la « libération inconditionnelle et la réhabilitation de tous les prisonniers politiques ». (CG)

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