login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11105
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

L'Eurogroupe se montre ferme face au retard pris pour certaines mesures

Luxembourg, 20/06/2014 (Agence Europe) - Jeudi 19 juin à Luxembourg, à l'issue de l'Eurogroupe, la Grèce a reçu les critiques des ministres des Finances de la zone euro pour le retard dans le respect de ses engagements et le départ soudain du secrétaire général aux Revenus publics.

Alors que Gikas Hardouvelis expliquait qu'il devait voir comment faire pour mettre en oeuvre les réformes nécessaires pour le versement de la prochaine tranche, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lui aurait répondu qu'il n'était pas question de « voir comment faire », mais de le faire, et puis c'est tout, a rapporté une délégation. Du côté grec, on ne confirme pas cette information et on précise que les ministres se sont plutôt montrés « sympathiques » envers leur nouvel homologue grec. Cela fait en effet à peine une semaine que Gikas Hardouvelis a repris les rènes du ministère grec des Finances, un fait qu'il a mis en avant lors de la réunion.

En conférence de presse, M. Dijsselbloem s'est encore voulu sans équivoque. Il a saisi toutes les opportunités pour rappeler que la Grèce devait tenir ses engagements. Lorsque la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a souligné que l'eurozone avait donné des assurances sur le financement de la Grèce, M. Dijsselbloem a complété en rappelant qu'il fallait également que le pays tienne ses engagements. Même son de cloche lorsqu'il s'agit des discussions sur la réduction du fardeau de la dette par l'eurozone. Il y a trois conditions à cela, a listé M. Dijsselbloem, paraphrasant la déclaration de l'Eurogroupe de novembre 2012. D'abord, le pays doit dégager un excédent primaire, chose désormais acquise. Ensuite, réduire la dette s'avère nécessaire, une question sur laquelle planchera la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) lors de sa prochaine mission de suivi. Enfin, la Grèce doit respecter les engagements du programme d'ajustement économique, ce qui « au stade actuel, n'est pas le cas », a précisé M. Dijsselbloem.

Le pays a pris du retard dans la mise en oeuvre de six mesures spécifiques nécessaires pour le versement d'un milliard d'euros. Ces mesures étaient attendues pour fin mai, mais le travail n'est pas fini, notamment en raison du récent remaniement ministériel qui a été opéré. Le ministre grec s'est engagé devant ses homologues européens à adopter les mesures requises d'ici à fin juin.

L'eurozone a également tenu à entendre du ministre grec que le processus de succession du secrétaire général aux Revenus publics serait « ouvert et transparent ». L'Eurogroupe craint une mainmise du gouvernement sur cette entité semi-autonome. (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER