Luxembourg, 20/06/2014 (Agence Europe) - Le Conseil Écofin a formellement approuvé, vendredi 20 juin, l'entrée de la Lituanie dans l'eurozone au 1er janvier 2015.
Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, avait la veille salué cette « réussite méritée suite à un processus de convergence impressionnant », à l'issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro (EUROPE 11102 et 11094). Le ministre lituanien, Rimantas Sadzius, qui siègera dès septembre à la table de l'Eurogroupe en tant qu'observateur, a assuré à ses homologues que son pays allait poursuivre une politique de stabilité des finances publiques. Soulignant l'importance historique de la décision du Conseil Écofin pour son pays, M. Sadzius a reconnu, vendredi, que cette étape ne constituait que la première d'un long chemin à parcourir. « Notre pays s'efforcera d'être un membre responsable de la zone euro », a-t-il souligné. La Lituanie est le troisième des États baltes à ancrer son destin à la zone euro.
Après la décision du Conseil Écofin, il revient au Conseil européen d'entériner définitivement cette décision. Début juillet, la Commission européenne arrêtera le taux de change entre le litas et l'euro. En parallèle, Vilnius va démarrer des discussions afin de faire son entrée au Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage permanent de la zone.
BCE. À noter que l'entrée de la Lituanie dans la zone euro modifie la procédure décisionnelle de la Banque centrale européenne. En plus des voix des membres du directoire de l'Institut de Francfort, seuls quinze votants seront autorisés. Deux groupes seront mis en place: - un groupe formé par les cinq grands pays (Allemagne, France, Espagne, Italie, Pays-Bas) se partagera quatre voix ; - un groupe rassemblant les 14 pays restants se partagera 11 voix. Cela signifie notamment que, pour le premier groupe, un banquier central ne sera plus autorisé à voter une fois toutes les cinq réunions du Conseil des gouverneurs. Face aux craintes exprimées en Allemagne sur la perte d'influence potentielle de la Bundesbank, le président de la BCE, Mario Draghi, s'est dit « confiant » que chaque banque centrale sera en mesure de faire valoir son point de vue. (MB)