Bruxelles, 20/06/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Premier ministre tunisien qu'il a reçu vendredi 20 juin à Bruxelles ont réaffirmé, au cours d'un point de presse, leur détermination à réussir la transition démocratique en cours en Tunisie. Les Tunisiens sont appelés à un engagement plus déterminé dans ce processus. L'UE se doit d'apporter un appui étudié à leurs efforts.
L'essentiel de la décision dépend des Tunisiens, a martelé le président Barroso. Le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomâa, a souhaité que l'Europe « fasse plus », d'après M. Barroso. Il n'a cependant obtenu aucun engagement supplémentaire concret. « Que faire de plus », a répondu M. Barroso, en détaillant l'ensemble des aides déjà décidées (chiffré à 200 millions d'euros pour la période 2011-2013). Il ajoute les engagements pris par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement).
« C'est un effort appréciable », a assuré en substance M. Barroso, compte tenu des limites de la prodigalité du budget européen. Pour M. Barroso, l'essentiel de l'effort à faire par l'UE devrait se concentrer davantage sur le long terme pour consolider une expérience politique sur la rive sud de la Méditerranée qu'il qualifie d'exemplaire, notamment pour les pays voisins, dont la Libye qu'il a nommément désignée. Le président Barroso, à qui le Premier ministre tunisien a adressé une invitation à participer à la conférence sur 'les amis de la Tunisie' baptisée 'Start up Tunisia' qui aura lieu en septembre à Tunis, a salué l'initiative et promis d'être « prêt à mobiliser le maximum mais ce processus exige d'abord de la partie tunisienne une identification des priorités ». (FB)