Bruxelles, 20/06/2014 (Agence Europe) - « Ne discutez pas seulement des personnes et des postes qu'elles pourraient avoir mais concentrez-vous aussi sur les politiques pour les gens ». Tel est le message qu'a adressé vendredi 20 juin la commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, au Conseil européen qui se réunira les 26 et 27 juin à Ypres et à Bruxelles.
Dans un discours prononcé au CEPS, la commissaire luxembourgeoise, élue récemment au Parlement européen et qui doit indiquer d'ici au 30 juin si elle prend son siège au 1er juillet ou si elle poursuit à la Commission jusqu'à fin octobre, a donné quelques indications de travail aux dirigeants de l'UE qui auront à leur agenda l'avenir des politiques de justice. Les priorités devraient, selon la commissaire, s'articuler autour de trois axes majeurs: la confiance mutuelle dans les décisions prises, la mobilité et la contribution de la justice à la croissance économique.
Certains chantiers, jugés symboliques, seront particulièrement importants: le futur mécanisme d'État de droit qui devra permettre à la Commission, selon les souhaits de Mme Reding, d'agir de manière préventive auprès d'un État membre qui commencerait à violer des principes européens fondamentaux, mais aussi la protection du principe de libre circulation des citoyens, « non négociable », mais qui ne doit pas empêcher de lutter contre les abus et dérives qui peuvent en découler.
La Commission européenne avait songé un temps à consacrer un débat (au sein du collège des commissaires) sur la libre circulation et les « abus » à ce principe, abus soulevés par plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Suède. La Commission a préféré s'en tenir à un discours de la commissaire Reding.
Ces pays ont néanmoins obtenu un lot de consolation en vue du Conseil européen, leurs préoccupations étant reprises dans un court paragraphe. « Le droit des citoyens à vivre et travailler librement dans l'UE doit être protégé, y compris contre les possibles abus et demandes frauduleuses », indique un projet de conclusions.
Les Vingt-huit ne devraient toutefois pas y revenir lors de ce Conseil européen. (SP)